Actualités

Edito

À l’heure (très) inquiétante où certains représentants syndicaux agricoles déclarent vouloir « faire la peau » aux écolos ;

   Où le niveau de polluants éternels est si important dans certaines sources d’eau potable que des communes ont dû en interdire la consommation ;

    Et où une étude de l’ANSES montre que des pesticides interdits en France, parfois depuis des années, sont pourtant présents dans l’air de plus de 80% des logements. 

   Ne cédons pas au fatalisme et continuons à lutter contre tous les poisons qui dégradent notre environnement et notre santé ! Poursuivons la lutte pour une alimentation saine, non-pesticidée et accessible à tous ! 

  Comme l’ont fait le 17 novembre dernier plus de 300 manifestants des Soulèvements de la terre, de la Confédération paysanne ou des associations de victimes de pesticides lorsqu’ils se sont rassemblés devant une usine de pesticides BASF au sud de Rouen. Bravo à eux et à elles !

© LOU BENOIST / AFP


Les Coquelicots de Paris sont allés à la rencontre de Hélène Mocquillon de Générations Futures à propos de la carte de l’eau. Peut-on connaître précisément la pollution des eaux potables ? 
Voir la vidéo ici.


Les Coquelicots de Paris sont signataires d’une tribune que vient de publier le Monde. Nous ne sommes pas seuls : 114 autres organisations de protection de l’environnement y souscrivent également. 

   Qu’est-ce que le projet « Omnibus » ? Non, il ne s’agit en rien d’une proposition visant la réintroduction du terme omnibus dans la façon de nommer nos transports en commun. Non. L’affaire est sérieuse. C’est un outil législatif de l’UE cherchant à simplifier la réglementation de l’Union. Mais sous prétexte de «simplification», ces omnibus sont en réalité utilisés pour déréguler massivement et prioriser les intérêts industriels au détriment de la santé et de l’environnement. Ce qui pourrait permettre d’autoriser la plupart des pesticides de façon illimitée. 

    Comme nos camarades de Générations futures, nous demandons le retrait immédiat de cette proposition de l’Union européenne ! 


Vous en êtes aussi convaincu.e.s que nous : le bio n’est pas seulement une solution mais aussi un impératif pour manger en quantité et en qualité suffisante sans détruire notre écosystème. Seulement voilà, si vous faites dans le maraîchage, au jardin ou aux champs, vous savez combien il faut se retrousser les manches pour que les semis atteignent l’assiette. Dans ce cycle d’articles, on vous propose une écologie concrète pour comprendre, appliquer et diffuser des pratiques efficaces et respectueuses de l’environnement.

6. Le choix des graines

 L’hiver s’installe et déjà votre esprit échafaude le plan du potager 2026. Dans ce dernier article de notre cycle, quelques pistes pour guider votre choix de graines, essentiel pour assurer la qualité des récoltes et un mode de production fidèle à vos convictions !

Planter vos graines
        L’idéal est d’utiliser vos propres graines : cela vous assure une autonomie de production et vous garantit des plants adaptés au sol, au climat, aux maladies et parasites locaux. Pour les cucurbitacées (courges) et solanacées (tomates, poivrons) conservez les graines sur un papier absorbant. Pour semer, il suffira de décoller les graines ou de découper directement le sopalin, de mettre en terre et de bien arroser.

 Acheter vos graines
       Dans le rayon des graines, 3 pratiques néfastes pour l’environnement sont à surveiller et à proscrire : les graines stériles, les graines enrobées et les graines « standards ».

Les graines stériles sont issues de croisements, donc d’OGM, et soulèvent des problèmes de souveraineté et de sécurité alimentaires. En 2009, l’Afrique du Sud s’alarme : plus de 82 000 hectares de maïs ont donné des épis sans graines :  modifiées pour résister au Round Up et produire une toxine insecticide, les graines sont stériles. La région crie famine et l’argument du recours aux OGM au nom de la lutte contre la faim est remis en question. A plus long terme, la confiscation des semences, modifiées et brevetées par des firmes en quasi-monopole comme MONSANTO (90% des ventes de graines OGM dans le monde en 2016, France Inter) maintiennent les agriculteurs et les pays dépendants de l’entreprise (impossible de ressemer), empêchant toute autonomie alimentaire.
        – Les graines enrobées sont recouvertes d’une cire pétrie de pesticides dont la diffusion est donc immédiate et localisée. Cette technique économise du temps et de l’essence (moins de passages pour traitement) mais, comme tous les traitements préventifs, elle est appliquée sans distinction donc avec une utilité incertaine pour des coûts écologiques certains (empoisonnement de la faune et pollution des sols).
       – Le mode de production des graines est aussi à surveiller. Les graines standard sont souvent issues de plans développés sous serre et traités chimiquement. Elles lèvent bien mais une fois repiquées elles ne survivent pas forcément. Pour éviter ces déconvenues, boycottez les étiquettes « hybride F1 » (les croisements, non reproductibles), plébiscitez les étiquettes « bio » et les variétés locales ou fiez-vous à des associations comme Kokopelli, qui vend des semences bio et reproductibles.

Conclusion
  Ça y est, vous avez fait une année en bio : vous avez travaillé le sol, amendé au compost, imaginé le potager en favorisant la rotation des cultures, les associations d’espèces et la qualité des graines, bichonné vos plans à l’aide de purins et autres décoctions, récolté, arraché les plans d’été et vous surveillez de près les légumes d’hiver avant de recommencer le cycle du maraîchage. Ce n’était pas une mince affaire que de réussir à nourrir sans détruire. Alors bravo à vous, et merci pour nous toutes et tous 🙂


En 2018, une loi française prévoyait d’interdire la vente libre de plusieurs insecticides et produits biocides jugés dangereux. L’idée était simple : éviter que n’importe qui puisse acheter des produits toxiques pouvant provoquer des intoxications, polluer l’environnement ou créer des résistances chez les nuisibles. Mais six ans plus tard, rien n’a réellement changé dans les magasins. 

Selon une enquête de Reporterre, l’État n’a jamais publié l’arrêté qui devait préciser la liste des produits concernés. Résultat : dans les rayons de jardineries et de magasins de bricolage, on retrouve encore librement des insecticides puissants, y compris ceux que l’Anses estime trop risqués pour un usage non professionnel. 

      Pourquoi ce blocage ? D’après le ministère, les distributeurs ont freiné : mettre les produits sous clé, installer des comptoirs ou former du personnel coûterait cher. Ils craignaient aussi que les clients se tournent vers les achats en ligne, beaucoup moins encadrés. Ces arguments ont fini par peser plus lourd que les recommandations sanitaires. On voit là l’influence des lobbies et un manque de courage politique. Pourtant les risques sont connus : intoxications accidentelles, pollution des sols, impact sur la biodiversité, multiplication d’insectes devenus résistants. 

      Ainsi certains produits phares, comme ceux à base d’acétamipride, restent en vente alors même que leur usage est déjà restreint ou en voie de disparition en Europe. 

     En bref : une mesure censée protéger la population n’a jamais été appliquée, et les particuliers continuent d’avoir accès à des insecticides dangereux, faute de décision politique réellement assumée. 

source : Reporterre

Dessin : Chappatte


 Aux Coquelicots, nous avons la conviction que c’est la confiance des citoyens qui seule assure la légitimité des gouvernants. Or ces derniers, sans doute grisés par le pouvoir qui leur a été temporairement confié, ont souvent tendance à l’oublier. D’où la nécessité pour les premiers de les surveiller et de leur demander régulièrement des comptes.
  Ainsi, fin octobre, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan a remis à l’Assemblée nationale un rapport de 500 pages consacré aux politiques de santé environnementale. Il dresse un constat sévère : les politiques françaises en matière de santé environnementale manquent de cohérence, de stabilité et d’ambition.
  Or, qu’est-ce que le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan ? Il s’agit d’un organisme créé en mai 2025 pour prendre la relève du Commissariat général du Plan, du Centre d’analyse stratégique, de France Stratégie et du Haut-Commissariat au Plan. Sa mission est d’animer et de coordonner les travaux de planification et de réflexion prospective pour l’État, et d’éclairer les choix des pouvoirs publics au regard d’enjeux majeurs, environnementaux et sanitaires notamment. Étant placé sous la tutelle du Premier ministre, il est investi d’une certaine autorité, ses rapports et avis bénéficient d’une sorte d’onction gouvernementale, si bien que leur publication fait parfois l’objet de vives disputes.
  Et de fait, l’élaboration de ce rapport-ci a été marquée par de vives pressions institutionnelles et politiques, certains cabinets ministériels (celui de l’Agriculture, pour ne pas le nommer) étant intervenus pour imposer des ajouts, suppressions ou reformulations, en d’autres termes des altérations substantielles visant à minimiser les risques sanitaires liés aux pesticides. Les rédactrices du rapport, ainsi que le conseil scientifique du HCSP, n’ont pas toujours été en mesure de résister à ces tentatives d’édulcoration de la gravité des atteintes à la santé publique.
  On le voit bien, lorsque des intérêts économiques puissants sont en jeu (avec les lobbys et groupes agro-industriels à la manœuvre), le gouvernement n’hésite pas à travestir la réalité et la vérité scientifique, au détriment de l’intérêt général. C’est pourquoi la mobilisation ne doit pas faiblir pour alerter sur les dangers de ces dérives.   


Le 19 novembre, le Tribunal de l’Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne qui refusait de réexaminer la prolongation d’autorisation du boscalid. POLLINIS, association de protection des abeilles, avait saisi la justice pour dénoncer des prolongations abusives permettant à ce pesticide, utilisé dans des fongicides toxiques pour les abeilles, de rester sur le marché sans nouvelle évaluation des risques, contrairement aux obligations légales.
 Dans son arrêt, le Tribunal rappelle que ces prolongations doivent rester exceptionnelles et ne peuvent devenir automatiques. Cette décision crée un précédent juridique majeur : elle oblige la Commission à respecter la procédure d’évaluation et ouvre la voie pour contester d’autres autorisations prolongées malgré les preuves scientifiques accumulées sur leur toxicité pour le vivant.



Animal totem, même s’il n’est pas un film engagé, type documentaire qui dénonce, est une fable contemporaine qui met en arrière-plan les méfaits du productivisme dans l’agriculture ou des polluants éternels. Et au premier-plan, c’est surtout l’amour de la nature qui se dégage. C’est la volonté de la préserver en la montrant aussi belle, aussi magnifiée.
Sortie en salles le 10 décembre


Merci à Jean-Claude.
N’hésitez pas à nous envoyer des photos de notre emblème !


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


Grâce à vos dons, Coquelicots de Paris peut poursuivre ses actions d’information et de lutte contre les pesticides de synthèse et pour une alimentation saine et accessible à toutes et à tous. Merci ! 


Edito

À l’heure où même les ministres de l’environnement de l’UE sont tous contaminés par des polluants éternels (eh oui, personne n’y échappe) ;

  Où une étude de l’IFREMER nous indique que des substances pharmaceutiques et des pesticides ont été retrouvés dans des mollusques et de l’eau de mer sur toutes les côtes de l’Hexagone ;

  Et où des travaux de recherches pointent le rôle certain de divers polluants environnementaux, tels que certains pesticides, dans l’infertilité humaine ;

   Ne cédons pas au fatalisme et continuons à lutter contre tous les poisons qui dégradent notre environnement et notre santé ! Poursuivons la lutte pour une alimentation saine, non-pesticidée et accessible à tous ! 

   En tout cas, pour tout cela, vous pouvez compter sur les Coquelicots de Paris et toutes les associations et collectifs qui luttent pour les mêmes objectifs  ! 


L’association des Coquelicots de Paris recherche une maison d’édition pour collaborer à un projet d’album illustré visant à sensibiliser les plus jeunes aux dangers des pesticides.

L’ouvrage raconte l’histoire d’un jeune coquelicot contraint de fuir le champ où il est né, victime des épandages et de la monoculture. La suite du récit évoque son exode à la recherche d’une nouvelle terre habitable.

Vous travaillez dans l’édition ou avez des contacts dans le secteur ? Alors aidez-nous ! Accompagnez-nous dans ce projet et œuvrez pour la publication de cet album.

Contactez-nous à l’adresse : album.petit.coquelicot@gmail.com

Le livre, écrit par Benjamin Genissel, est illustré par Manolo Freitas.

© Manolo Freistas


 Face à l’urgence environnementale et sanitaire liée aux 300 000 tonnes de pesticides utilisées chaque année en Europe, un large mouvement citoyen et mutualiste s’organise autour de deux initiatives majeures : le Serment de Cambrai et l’Odyssée pour notre santé.

  Le 6 octobre 2025, à Cambrai, plus de 60 organisations – mutuelles, associations de santé, ONG environnementales, syndicats agricoles et victimes des pesticides – ont signé le Serment de Cambrai. Concrètement, ce serment s’incarne dans des actions précises : faire reconnaître les droits des victimes des pesticides ; mieux informer les citoyens sur les bienfaits prouvés de l’agriculture biologique ; construire un plaidoyer commun entre acteurs de la santé et de l’environnement pour une Europe libérée des pesticides et des engrais de synthèse. Il encourage également les investissements mutualistes dans des filières agricoles durables, comme la Fabrique à sucres de Cambrai, projet emblématique d’une production 100 % bio à faire grandir et pérenniser.

   Les signataires du Serment formulent cinq demandes clés à l’Union européenne :  

  •    Réduire de 50 % l’usage des pesticides d’ici  à 2030    
  •   Réévaluer les autorisations selon les effets cocktail et l’exposition  chronique    
  •   Interdire l’importation et l’exportation de produits traités avec des substances bannies
  •    Atteindre 20 % d’alimentation bio dans la restauration publique dès     2025    
  •    Viser une Europe 100 % agroécologique d’ici à 2050 (25 % dès 2030).

   L’Odyssée pour notre santé, lancée le 27 septembre 2025 à Bruxelles, accompagne cette mobilisation. Il s’agit d’une caravane cycliste de 3 000 km à travers neuf pays européens, réunissant mutuelles, associations, médecins, agriculteurs bio et victimes des pesticides. Elle vise à sensibiliser les citoyens, les enfants et les décideurs à l’impact des pesticides sur la santé publique et l’environnement.

     Au même moment, les sucres Daddy sont confrontés aux PFas, révèle France 3 Champagne-Ardenne. Des champs de betteraves aux usines, les « polluants éternels » se sont immiscés dans la chaîne de production de Cristal Union et touchent les produits destinés à la consommation animale. Une contamination qui pourrait être liée à l’utilisation des pesticides.

Source : Reporterre

C. L’observatoire de la nature


Les Coquelicots de Paris sont allés à la rencontre de Marie-Charlotte Garin, députée du Rhône du groupe « Écologiste et Social ». Elle nous parle du registre des cancers, des pesticides et Pfas, ainsi que de Octobre rose.


C’était à l’Académie du climat avec Anne-Claire Boux, élue Ville de Paris ; Michel Campano, Alerte Médecins Pesticides ; Caroline Chastaingt, Jeune et Rose ; Claire Favrot, Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest et Sandy Olivar Calvo, Greenpeace. 

Vidéo à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=tgKZkZcKHJM 

Quelques images en vidéo de la Manifestation de la Confédération Paysanne à Paris le 14 octobre contre les accords avec le Mercosur.

Merci aux nombreuses associations et à Planète Boum Boum.

  • Notre stand à « Belleville durable et solidaire« 

Les Coquelicots de Paris étaient présents le samedi 18 octobre à l’éco-village de Belleville.


Si vous lisez cette infolettre, c’est que vous en êtes aussi convaincu(e)s que nous : le bio n’est pas seulement une solution mais aussi un impératif pour manger en quantité et en qualité suffisante sans détruire notre écosystème. Seulement voilà, si vous faites dans le maraîchage, au jardin ou aux champs, vous savez combien il faut se retrousser les manches pour que les semis atteignent l’assiette. Heureusement, de nombreuses astuces permettent, sans produit chimique, de tempérer les aléas du climat et les appétits de la faune voisine.

  Dans ce cycle d’articles, on vous propose une écologie concrète pour comprendre, appliquer et diffuser des pratiques efficaces et respectueuses de l’environnement.

5. rotation des cultures

Pour assurer la qualité du sol, nous avons déjà évoqué l’huile de coude et les bienfaits du compost. Plus reposante et très simple à mettre en œuvre, la rotation des cultures est une stratégie de premier ordre. Exhumez vos notes de l’an passé : il s’agit maintenant de penser le potager à long terme pour assurer un équilibre durable du milieu.

Qu’est-ce que c’est ?

  Chaque type de culture prélève des nutriments spécifiques dans le sol. La rotation des cultures consiste donc à alterner le type de culture sur une même parcelle pour alterner les prélèvements et donc permettre au sol de reconstituer ses réserves de nutriments sans jamais arriver à épuisement d’une catégorie.

Comment ça marche ?

 Souvenez-vous de vos cours d’histoire de collège… l’assolement triennal consistait à construire un cycle de culture sur 3 ans : un an de céréales très gourmandes (blé), un an de céréales sobres (avoine) puis un an de jachère, soit l’absence de culture spécifique (prairie avec récolte du foin) pour laisser au sol le temps de se régénérer.

  Aujourd’hui la rotation des cultures se fait plutôt sur un cycle de 4 ans : légumes-fruits ; légumes-feuilles ; légumes-racines ; légumes-graines et légumineuses (améliorants).

   Des modèles existent aussi sur 6 ans, en tenant compte plus précisément du degré de gourmandise des plants (par exemple 2 années de légumes-racines avec un an de carottes gourmandes puis un an de pommes de terre sobres) ou bien sur des cycles de rotation de 6 mois quand deux récoltes sont prévues par an (maïs au printemps-été puis fèves en automne-hiver).

  Dans tous les cas, il faut commencer par découper son potager en parcelles égales puis décider laquelle accueillera quel type de culture et s’en souvenir d’un cycle sur l’autre pour faire un roulement.

  Des modèles plus ou moins « intensifs » existent selon vos besoins alimentaires et les ressources dont vous disposez (temps, type de graines, compost…). Quand vous commencer votre démarche de rotation ou pour les tronçons en repos, vous pouvez :

  • Laisser en jachère
  • Planter des légumineuses et engrais verts (haricots, fèves, épinards…) qui fixent l’azote en poussant puis les laisser se dégrader sur place pour enrichir encore plus le sol ou les récolter pour se régaler sans année blanche !
  • Faire un apport de compost


   La version moderne et condensée de la rotation des cultures se retrouve dans la permaculture, qui associe les types de plants sur places, comme si le potager était découpé en mini-parcelles où la complémentarité se fait à l’échelle de 4 plants : le maïs gourmand sur lequel monte le haricot améliorant et entre les rangées desquels s’épanouissent alternativement les choux d’hiver et les carottes de printemps !


Depuis la publication du rapport de Greenpeace le 22 septembre dernier, le sujet fait couler beaucoup d’encre.

L’hexane est un solvant chimique utilisé dans l’industrie agro-alimentaire pour extraire le gras du colza. La législation européenne prévoyait que des résidus puissent être présents de façon non intentionnelle dans le beurre de cacao, les huiles et margarines alimentaires ou encore dans les steaks de soja. Elle a même fixé des limites à ne pas dépasser pour certains de ces aliments. Or, aujourd’hui, on en retrouve dans des aliments tels que le beurre, les œufs, la viande ou encore le lait, notamment infantile.

Une dangerosité reconnue depuis les années 70 

Le solvant a été identifié dès 1973 en France comme cause de maladies professionnelles chez des salariés de l’industrie du textile et des chaussures exposés à des vapeurs d’hexane et qui ont développé des neuropathies graves. En 2009, l’Anses, a estimé que la principale molécule de l’hexane, le “n-hexane”, faisait partie d’une liste de potentiels perturbateurs endocriniens. En 2014, elle a publié un rapport sur le profil toxicologique de ce “n-hexane” en rappelant son caractère neurotoxique et reprotoxique, c’est-à-dire ses effets sur le système nerveux et la fertilité.

Un solvant pour tirer plus d’huile, et pas cher

Alors que des solutions alternatives, biosourcées, existent, l’industrie agro-alimentaire continue d’utiliser l’hexane. La pratique, mise en place dans les années 30, permet d’extraire un maximum de gras et d’utiliser les restes pour l’alimentation du bétail. D’après Guillaume Coudray, auteur du livre « De l’essence dans nos assiettes, enquête sur un secret bien huilé », « Le grand avantage de l’hexane est qu’il est très peu cher parce que c’est un déchet de la fabrication d’essence. En plus, quand on utilise de l’hexane, on a besoin de moins de main d’œuvre dans les usines de trituration”.

La nécessité d’une réévaluation de la toxicité de l’hexane

Les limites fixées par la législation européenne pour certains aliments n’ont pas été revues depuis 30 ans. Un appel à la transparence est par ailleurs lancé par de nombreux acteurs. L’hexane est un « auxiliaire technique ». Contrairement aux additifs, il n’y a aucune obligation d’en mentionner la présence sur les étiquettes. Après avoir commandé un premier rapport technique sur l’hexane en 2024, la Commission européenne vient de mandater l’EFSA pour une réévaluation complète. Le rapport final devrait être rendu d’ici 2027.

Pourquoi n’interdit-on pas l’utilisation de l’hexane ? Pour ne pas faire de la peine à Arnaud Rousseau, président de la FNSEA et du groupe Avril, leader français de la transformation de graines en huile ?

 Sources : Radio France, National Geographic, L’Usine Nouvelle, Le Monde… Publication du 24 octobre 2025


Les Coquelicots de Paris y étaient déjà l’an dernier (voir notre vidéo), nous serons à nouveau cette année au forum des associations le mardi 25 novembre au Campus Sup de V à Paris.


Les grands textes fondateurs de l’écologie
Ouvrage collectif
(2025, Flammarion)

­Véritable guide de voyage à travers la pensée écologique, cet ouvrage invite à suivre les multiples branches de son évolution aux côtés d’auteurs qui ont modifié notre conception de l’environnement.
Un vademecum salutaire pour assumer le défi d’un grand virage écologique émancipateur. Et vivre mieux.

Plus d’infos sur le site de l’éditeur.



Pesticides : l’exception slovène
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Premier pays de l’UE à avoir interdit les néonicotinoïdes, la Slovénie a fait des abeilles un emblème nationale. Face à l’hécatombe causée par l’utilisation intensive d’insecticides à partir des années 2000, ce pays d’Europe centrale a pris un tournant radical : promouvoir l’apiculture et sensibiliser à la biodiversité. Un modèle européen face au déclin des pollinisateurs.


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


Edito

Nous le savons, les pesticides sont partout. Qu’ils se retrouvent dans notre eau, nos aliments et même notre air, leur présence permanente comporte des effets délétères sur notre santé. Sur la santé humaine mais aussi sur celle de chaque être vivant, de la faune comme de la flore. 

Combien de temps allons-nous, collectivement, accepter ce désastre en cours ?

  Comme de nombreux autres, nous le documentons sans cesse ici : des cancers en nombre croissant, des maladies de plus en plus précoces, des troubles neurologiques ou anxio-depressifs, des conséquences sur la fertilité, de l’endométriose. Et personne n’est épargné par les risques liés à ces substances chimiques, que l’on vive en milieu rural près des zones agricoles ou en habitat urbain.

  Alors ne cédons pas au fatalisme et continuons à lutter contre tous les poisons qui dégradent notre environnement et notre santé ! Poursuivons la lutte pour une alimentation saine, non-pesticidée et accessible à tous !


Comme chaque année, notre association tiendra un stand lors de ce rendez-vous incontournable. Un évènement où les mairies des 10e, 11e, 19e et 20e arrondissements unissent leurs énergies pour proposer aux habitants, avec le concours des acteurs et des actrices de terrain, un après-midi en plein air, à la fois festif et citoyen, organisé sous la forme d’un marché des alternatives durables et solidaires. Pour l’occasion, le quartier se transformera, le temps d’une journée, en éco-village grandeur nature composé notamment d’ateliers d’autoréparation, de réemploi et d’upcycling, de stands de sensibilisation, de démonstrations, d’expositions ou encore de performances artistiques.

📅 Samedi 18 octobre 2025
⏰ De 12h à 17h
📌 Sur le terre-plein du marché, boulevard de Belleville
Ⓜ️ Métro Belleville


Avec de nombreux scientifiques et activistes, les Coquelicots de Paris ont été signataires d’une tribune publiée par Vert : https://vert.eco/articles/une-trentaine-dong-appellent-a-abroger-la-loi-duplomb-qui-renforce-un-modele-agricole-industriel-et-destructeur
« Alors que début septembre 2025 s’ouvre une séquence d’importantes mobilisations en France, et que la justice vient de rendre une décision historique ordonnant à l’État de revoir ses procédures d’autorisation des pesticides, les attentes des millions de citoyen·nes qui ont signé la pétition contre la loi Duplomb ne peuvent être balayées d’un revers de main », estiment les signataires de cette tribune.

© Esteban Grépinet/Vert


  • Au forum des loisirs et du temps libre le 6 septembre

Une vidéo de présentation de notre association a été tournée lors de cette journée organisée par la mairie du 18ème arrondissement. Elle est à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=qOmyMNvLavU. 
Merci à Karl Pouillot pour cet excellent travail ! 

  • À l’anniversaire de l’association ECOBOX le 20 septembre

Les Coquelicots de Paris étaient présents au jardin partagé de l’association Eco box au 10 impasse de la Chapelle à l’occasion de ses 20 ans ! Un débat sur la vitalité de l’écologie urbaine y a été organisé. Plus d’informations sur cette association : https://www.facebook.com/EcoboxJardinPartage/?locale=fr_FR  

  • À l’Académie du climat le 25 septembre

C’était une soirée riche en témoignages et en informations concernant les impacts du climat et des pesticides sur la santé. 
Nous remercions nos invitées et invités : 
– Anne-Claire Boux, maire-adjointe à la santé à Paris
– Michel Campano, de Alerte Médecins Pesticides
– Caroline Chastaingt de Jeune et Rose
– Sandy Olivar Calvo de Greenpeace France
Et merci encore à l’Académie du climat pour son accueil ! 

  • À la Marche des résistances le 28 septembre

Les Coquelicots de Paris ont défilés avec Secrets toxiques et avec de nombreuses autres associations et collectifs. Avec pour revendications : la justice sociale et fiscale, la lutte contre le réchauffement climatique, le scandale du chlordécone, l’interdiction des pesticides. 
Le site officiel de l’organisation des Marches : https://www.climat-justice-libertes.fr/ 


Si vous lisez cette infolettre, c’est que vous en êtes aussi convaincu(e)s que nous : le bio n’est pas seulement une solution mais aussi un impératif pour manger en quantité et en qualité suffisante sans détruire notre écosystème. Seulement voilà, si vous faites dans le maraîchage, au jardin ou aux champs, vous savez combien il faut se retrousser les manches pour que les semis atteignent l’assiette. Champignons, gastéropodes, sècheresse… les embûches ne manquent pas ! Heureusement, de nombreuses astuces permettent, sans produit chimique, de tempérer les aléas du climat et les appétits de nos voisins à plumes, à poils ou à écailles. 
Dans ce cycle d’articles, on vous propose une écologie concrète pour que vous puissiez comprendre, appliquer et diffuser des pratiques efficaces et respectueuses de l’environnement.

4. Purins et décoctions


Avec les pluies et la chaleur encore présente, de nombreuses plantes offrent une deuxième récolte mais les champignons se développent et les sols s’épuisent. Voici quelques potions magiques pour requinquer votre potager !

Les purins, qu’est-ce que c’est ?
Le purin est un mélange fermenté d’eau et de plantes utilisé par le jardinier pour améliorer la production potagère. D’autres décoctions sont aussi utilisées en bio comme les infusions de plantes, la bouillie bordelaise, les mélanges à base de savon noir…

A quoi ça sert ?
Les purins participent à la bonne santé du potager :
– Contrer les maladies : purin de prêles (contre la cloque du pêcher ou la tavelure du pommier), de lavandes (antisceptique) ou de fougères
– Nourrir le sol : purin d’ortie (apports en azote, fertilisant)
– Stimuler la croissance de la plante : purin de consoude (apports en potasse, améliore la multiplication cellulaire des plantes, plus résistantes et plus productives).

Comment ça marche ?
1. Fabrication :
Matériel : 2 grands seaux (plus de 10L), bidons opaques, gants, sécateur, large tissu, entonnoir, balance
Ingrédients : 1 kg de plantes fraîches ou 100gr de plantes sèches (cueillies au printemps, avant floraison) et 10L d’eau de pluie (sans chlore ni calcaire, qui bloquent l’absorption des éléments nutritifs)
Recette : Cueillez et découpez les plantes puis laissez-les fermenter 10-15 jours dans un seau d’eau de pluie couvert d’un linge, en remuant une fois par jour jusqu’à la fin de la fermentation (disparition des bulles à la surface).
2. Utilisation : Filtrez le purin avec un linge (finement si vous voulez pulvériser le purin ou le conserver longtemps), diluez : c’est prêt pour l’arrosoir ou le pulvérisateur
3. Conservation : dans des seaux opaques et fermés, à l’abri de la chaleur et de la lumière (max. 1 an, en réduisant le récipient après chaque prélèvement pour réduire le contact avec l’air et en évacuant régulièrement le gaz qui continue de se former).

Trucs et astuces :
Diluez bien le purin : trop concentré il brûle la plante ! Par exemple, il faut pulvériser avec 10% de purin dans l’eau contre la cloque du pêcher et avec 20% de purin contre la tavelure du pommier.
Utilisez des récipients en bois ou plastique, le purin fait s’oxyder le métal !
Pour accélérer le processus, chauffez le purin et coupez finement les plantes, vous mâcherez ainsi le travail des bactéries !
Jetez la bouillie de plantes restante au compost, c’est un super activateur de décomposition !

Vous voilà fin prêts pour soutenir votre potager avec des ingrédients et du matériel à disposition de chacun. A vos marmites de potion magique !


Il y a quelques jours seulement, L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et Santé publique France dévoilaient les résultats d’une vaste enquête sur l’exposition aux pesticides des habitants proches des vignes. Principal enseignement : si vous habitez à proximité de vignes, il est probable que votre corps est plus imprégné de pesticides que celui des personnes éloignées de toute culture.
PestiRiv, une étude inédite. L’enquête a été réalisée entre 2021 et 2022 auprès de 2700 personnes dont un quart d’enfants. Les personnes étaient réparties sur 265 zones dans 6 régions françaises : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les scientifiques ont choisi de se concentrer sur les vignes dont la culture est pérenne, qui est souvent implantée à proximité des habitations et qui reçoit un nombre important de traitements. Les résultats de l’étude s’appuient sur des prélèvements effectués sur chaque participant (échantillons d’urine, de cheveux, de poussières…), leurs réponses à un questionnaire sur leurs habitudes de vie (alimentation, activités en extérieur…) ainsi que sur des données sur les pratiques agricoles locales, notamment la quantité de pesticides utilisée.
L’étude montre effectivement que l’exposition aux pesticides est plus importante pour les personnes vivant à proximité des vignes (à moins de 500 mètres) que pour celles vivant loin de toute culture, à plus d’un kilomètre. Les niveaux de contamination dans les urines des riverain·es de vignes sont 15 à 45% plus élevés que pour les populations éloignées de toute culture – avec une imprégnation plus élevée chez les enfants de trois à six ans.
Enfin, c’est l’autre enseignement central de cette étude : l’exposition augmente avec la quantité de pesticides utilisée sur les vignes, et également lorsque la distance entre le logement et les vignes diminue. Ce sont donc bien les pratiques agricoles qui influencent le plus l’exposition aux pesticides en zone viticole.
Des résultats très attendus depuis plusieurs mois. L’Association des médecins contre les pesticides et Générations futures avaient saisi la justice pour obtenir la publication de l’étude dès juillet 2025, en plein débat sur la loi Duplomb. La requête avait été rejetée par le tribunal administratif de Paris, qui avait conclu que l’étude n’était pas encore achevée.  L’enjeu, pour les scientifiques et les associations est de limiter l’utilisation des produits dits « phytopharmaceutiques » au strict nécessaire grâce à une mise en œuvre ambitieuse de la stratégie nationale Écophyto 2030, laquelle vise une réduction de l’utilisation des pesticides en France de 50%. Or, le changement d’indicateurs de suivi de ce Plan en 2024 n’y contribue absolument pas !
Source : Vert, le media qui annonce la couleur
Publication du 15 septembre 2025 


Nos amis et amies de l’association Notre affaire à tous fêtent cette année leurs 10 ans d’existence : 10 ans de lutte pour mettre le droit au service du vivant ! 
Le 4 octobre, ses membres se réuniront pour un moment de joie et de force collective au Consulat Voltaire, 14 Avenue Parmentier, 75011 Paris. 
« Nous serons ravi.es de vous compter parmi nous pour cette soirée festive et pleine d’espoir, pour célébrer ensemble les avancées de cette dernière décennie et rendre hommage à notre force commune.
Nous commencerons la soirée par des tables-rondes, témoignages et prises de parole, avant de transformer la salle en piste de danse pour profiter tous ensemble de la musique ! « 


Inscription obligatoire ici : https://www.helloasso.com/associations/notre-affaire-a-tous/evenements/soiree-10-ans-notre-affaire-a-tous 


Poison(s)
Xavier Coumoul
(2025, Les ateliers d’Argol)

Nous avons aujourd’hui conscience de la pollution de notre air, de notre eau, de nos aliments. L’absence d’effets aigus de ces substances peut sans doute permettre de nous voiler la face sur leurs effets chroniques et à long terme. L’enjeu sanitaire est gravement évident, ainsi que celui des écosystèmes avec l’impact direct des « nouveaux poisons » sur la biodiversité.

Plus d’infos sur le site de l’éditeur


Merci à Astrid et Bertille d’avoir si bien dessiné notre emblême !
Dessins réalisés au forum du temps libre et des loisirs le 6 septembre


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


Grâce à vos dons, Coquelicots de Paris peut poursuivre ses actions d’information et de lutte contre les pesticides de synthèse et pour une alimentation saine et accessible à toutes et à tous. Merci ! 


Edito

Quel été ! Incendies incontrôlables en Espagne et au Portugal, traité contre la pollution plastique saboté par les pays pétroliers, 10 tonnes d’un pesticide interdit découvertes chez BASF, du dioxyde de titane retrouvé dans le lait maternel et animal, niveau inquiétant des nappes phréatiques… et promulgation présidentielle de la loi Duplomb. En voilà un bel été pour l’écologie, n’est-ce pas ?

  Et pourtant, on l’a vu avec la forte mobilisation autour de la pétition contre la Loi Duplomb qui a amené le conseil constitutionnel a censuré le recours à l’acétamipride, la résistance citoyenne peut porter ses fruits. En espérant que de meilleurs jours adviennent et que les forces politiques qui portent nos combats s’unissent pour faire renaître l’espoir dans nos rangs, un seul message pour cette rentrée : ne cédons pas au fatalisme et continuons à lutter contre tous les poisons qui dégradent notre environnement et notre santé ! Poursuivons la lutte pour une alimentation saine, non-pesticidée et accessible à tous !


Comme chaque année, notre association de lutte et d’information contre les pesticides de synthèse sera présente lors de la Journée du Temps Libre et des Loisirs. L’occasion parfaite pour discuter avec nous, pour se renseigner sur nos actions et pour signer notre Appel. L’occasion aussi de montrer que la capitale fourmille d’initiatives citoyennes à travers ses nombreuses associations. 

Samedi 6 septembre de 10h à 18h
au gymnase Micheline Ostermeyer
22 bis, Esplanade Nathalie Sarraute Paris 18e
Accès : Métro Marx Dormoy (L12), La Chapelle (L2)


Prenez-en bonne note dans votre agenda : notre prochaine soirée « Projection d’un documentaire et table ronde » sera accueillie au coeur d’un programme exceptionnel : la semaine De la nature au jardin de l’Académie du climat ! Une semaine de programmation autour des thèmes de la biodiversité, de la nature en ville et de la végétalisation, ces thèmes essentiels qui impactent positivement notre mode de vie et notre réappropriation de l’espace urbain.

La page officielle de l’évènement : https://www.academieduclimat.paris/evenements/nature-au-jardin/

N’hésitez pas à rendre visite à notre page facebook pour les détails à venir : https://www.facebook.com/nvdcparis  


La loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteurs (dite Loi Duplomb) a été définitivement adoptée le 11 août dernier (voir ici), après une censure partielle par le Conseil constitutionnel.

Avant de rentrer dans le détail des mesures adoptées, un bref rappel des épisodes précédents :

  • 1er novembre 2024 : la proposition de loi est déposée au Sénat par les sénateurs Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (Union Centriste) ;
  • 27 janvier 2025 : le texte est adopté au Sénat avec peu de modifications ;
  • 26 mai 2025 : le texte fait l’objet d’une motion de rejet à l’Assemblée nationale, initiée par les partisans de la loi afin de faire obstacle à tout débat dans l’hémicycle et d’éviter les nombreux amendements déposés par les opposants – c’est une première dans l’histoire de la Vème République et les opposants dénoncent un contournement de la procédure ;
  • 1er juillet 2025 : la Commission mixte paritaire (CMP), composée de 14 parlementaires plutôt favorables à la loi, présente le texte final. Il est adopté au Sénat le 2 juillet et à l’Assemblée nationale le 8 juillet ;
  • 10 juillet 2025 : une pétition citoyenne demandant l’abrogation de la loi est lancée sur le site de l’Assemblée nationale et recueille plus de 2 millions de signatures, ce qui est historique ;
  • 11-18 juillet 2025 : le Conseil constitutionnel est saisi par trois groupes de députés et sénateurs ;
  • 7 août 2025 : le Conseil constitutionnel censure partiellement la loi, dont la réintroduction des néonicotinoïdes ;
  • 11 août 2025 : la loi est adoptée.
  • Un processus historique donc, à plusieurs égards, qui vient révéler à la fois une polarisation des débats et une mobilisation croissante de la société civile, en particulier sur le sujet des pesticides.

La censure partielle du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité de réintroduire des pesticides contenant des néonicotinoïdes. Cette réintroduction a été considérée comme contraire à l’article 1 de la Charte de l’environnement, à valeur constitutionnelle, qui prévoit que « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. » En effet, après avoir rappelé les dangers de ces pesticides – ce qu’il avait déjà fait dans une décision de décembre 2020 – le Conseil constitutionnel censure l’article au motif que la dérogation à l’interdiction n’était pas assez encadrée car (i) elle n’était pas limitée dans le temps, (ii) elle pouvait potentiellement s’appliquer à toutes les filières agricoles (et pas seulement aux filières jugées en danger), et (iii) à tous les usages et tous les traitements, y compris par pulvérisation, qui présentent des risques élevés de dispersion, a rappelé le Conseil constitutionnel.

Il n’est cependant pas certain que cette décision empêche toute réintroduction des néonicotinoïdes à l’avenir : la décision du Conseil constitutionnel pourrait être différente face à une dérogation plus strictement encadrée.

Les principales mesures restant dans la loi

Concernant les pesticides :

  • suppression du principe de séparation (capitalistique notamment) et des incompatibilités entre, d’une part, les activités de vente / distribution de pesticides et, d’autre part, de conseil aux acheteurs pour l’utilisation de ces pesticides (séparation censée prévenir les conflits d’intérêt). Est toutefois toujours interdit le cumul des activités de production (fabrication) de pesticides avec celles de conseil ;
  • suppression de l’obligation pour les entreprises utilisatrices de suivre un « conseil stratégique » avec un conseiller agréé pour construire leur stratégie de protection des cultures et voir renouveler leur certificat. Le Conseil constitutionnel rappelle néanmoins que les utilisateurs (professionnels) de pesticides devront toujours bénéficier d’un tel certificat, lequel implique une formation portant sur la sobriété dans l’usage des pesticides et les alternatives disponibles ;
  • réduction du nombre d’utilisateurs soumis à l’obligation de mettre en place des plans d’action de réduction des pesticides ;
  • augmentation de l’amende pénale de 15 000 € à 50 000 € pour l’exercice d’une activité de vente / distribution / conseil en matière de pesticides sans l’agrément requis ;
  • création d’un « comité des solutions à la protection des cultures », placé auprès du ministre de l’agriculture, chargé de recenser les usages et filières pour lesquels les méthodes de lutte contre les nuisibles ne sont pas disponibles ;

Concernant les élevages de bovins, porcs ou volailles :

  • pour les élevages soumis à autorisation environnementale : au stade de l’enquête publique, remplacement des réunions publiques d’ouverture et de clôture par une permanence et caractère facultatif des réponses du pétitionnaire aux propositions et observations du public ;
  • possibilité de faire basculer sous le régime de l’enregistrement (moins contraignant que celui de l’autorisation) certaines installations d’élevage (hors élevage intensif) ;
  • un possible relèvement des seuils de déclaration / enregistrement / autorisation à venir (le Conseil constitutionnel manque ici l’occasion de consacrer un principe constitutionnel de non-régression) ;

Concernant les mégabassines et prélèvements en eau :

  • la création d’une présomption d’intérêt général majeur pour les ouvrages de stockage d’eau (mégabassines) et les prélèvements associés sur les eaux superficielles ou souterraines, dans certaines zones (où il y a un « déficit quantitatif pérenne d’eau »), lorsqu’ils ont une finalité agricole, ce qui faciliterait la dérogation à l’interdiction de détruire des espèces protégées. Le Conseil constitutionnel apporte cependant des réserves à cet article. Il précise en effet que (i) ces prélèvements ne peuvent pas être réalisés sur les nappes inertielles (c’est-à-dire qui se rechargent lentement), (ii) il sera toujours possible de contester le caractère d’intérêt public majeur d’un projet donné devant le juge et (iii) cela ne suffit pas pour obtenir une dérogation espèces protégées (il faudra toujours démontrer le respect des autres conditions posées par la loi).

Marie Coussi (avocate en droit de l’environnement)

(C) Vert le média


Revivez nos mobilisations de fin juin contre la loi Duplomb :


Si vous lisez cette infolettre, c’est que vous en êtes aussi convaincu(e)s que nous : le bio n’est pas seulement une solution mais aussi un impératif pour manger en quantité et en qualité suffisante sans détruire notre écosystème. Seulement voilà, si vous faites dans le maraîchage, au jardin ou aux champs, vous savez combien il faut se retrousser les manches pour que les semis atteignent l’assiette. Champignons, gastéropodes, sècheresse… les embûches ne manquent pas ! Heureusement, de nombreuses astuces permettent, sans produit chimique, de tempérer les aléas du climat et les appétits de nos voisins à plumes, à poils ou à écailles. 

   Dans ce nouveau cycle d’articles, on vous propose une écologie concrète pour que vous puissiez comprendre, appliquer et diffuser des pratiques efficaces et respectueuses de l’environnement.

3. Le compost

C’est l’été ! L’abondance des fruits et légumes ravit les papilles et remplit les seaux à compost d’épluchures, graines, pépins et autres restes organiques. Et la bonne nouvelle, c’est que tout cet amas qui se liquéfie à vue d’œil n’est pas un déchet mais plutôt une mine d’or pour le potager de l’an prochain !

Qu’est-ce que c’est ?

    Le compost, ce sont des matières organiques végétales et minérales qui se décomposent, digérées par une tribu de bactéries, de champignons et toute une microfaune type cloportes, mille-pattes et vers en tous genres. Au cours de cette phase, le compost fermente, ce qui fait grimper sa température, parfois jusqu’à 70°C au cœur du tas ! Après plusieurs mois, les éléments disparates laissent place à une terre noire et humide bourrée de nutriments. 

Comment ça marche / comment l’entretenir ?

    Pour composter, munissez-vous d’un seau et d’un composteur, soit un bac dédié à recevoir les matières organiques. Si vous avez accès à de la pleine terre, optez plutôt pour un composteur en bois, plus respirant car plus poreux (et puis du plastique pour faire de l’écologie, c’est quand même un comble), et posez-le directement sur le sol (pas de fond, les vers doivent pouvoir rejoindre vos déchets !). Si vous êtes en appartement, optez plutôt pour un lombricompost en plastique (qui évitera les coulures) et dans lequel vous allez directement disposer vos amis remuants.  

4 points pour composter efficacement :
– Alimenter le compost dès que l’occasion se présente avec les matières d’origine végétale (épluchures, pépins, feuilles mortes, carton…) et minérale (coquilles d’œuf) 
– Alterner déchets verts très humides (épluchures…) et déchets bruns plus secs (cartons en miette, feuilles mortes…) en quantités équivalentes
– Remuer régulièrement afin d’obtenir un mélange homogène et aéré
– Ne mettre que des déchets d’origine végétale et minérale et jamais des déchets d’origine animale (viande, beurre…) ou transformés (restes de repas) : ils attireraient des bactéries trop coriaces qui détruiraient celles nécessaires à la décomposition des matières végétales.

A quoi ça sert / comment l’utiliser ?

     Le compost est un peu la star du potager. Facile à réaliser, il évite de jeter inutilement environ 30% des déchets ménagers et aide beaucoup au potager : il maintient le sol aéré, humide et fertile car ses éléments agissent comme des éponges et alimentent une microfaune utile au jardinier (vers de terre notamment). 
Contrairement à l’engrais qui nourrit directement la plante, le compost régénère le sol en profondeur. Vous pouvez l’épandre dès la fin automne : il aura alors plusieurs mois pour transférer ses nutriments au sol du futur potager au fur et à mesure des pluies, des piétinements, des mélanges à la fourche, des tassements naturels… 
Seul inconvénient : les rats. Mais en remuant régulièrement à la fourche vous découragerez les installations et en laissant le couvercle ouvert les chats du quartier devraient jouer les gardiens.

   N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie ou de votre communauté de communes pour connaître les actions et aides locales : achat de composteur à prix réduit, composteurs collectifs en accès libre… Un petit tour sur leur site internet suffit en général pour trouver les infos ou a minima le contact des référents tri/déchets.
     Maintenant vous n’avez plus d’excuse, alors à vos composts !


  • Table ronde Pesticides : lancer l’alerte

C’était le 20 mars 2025 avec Hélène Grosbois, Francis Chateauraynaud et Dominique Masset au CICP à Paris – Cliquer sur l’image pour lancer la vidéo.

Pour visionner la 2ème partie de ce débat, ce sera par ici : 
https://www.youtube.com/watch?v=m86KDb9a2ng 

  • Table ronde : Poisons d’avril

 C’était le 1er avril 2025 au Maltais rouge avec Lorène Amathieu, David Demortain et Camila Rolando Mazzuca. Vidéo également en deux parties. Cliquez sur l’image pour en lancer la lecture.

Pour visionner la 2ème partie de ce débat, ce sera par ici : 
https://www.youtube.com/watch?v=G85kVAt1S5E 


Le festival de la biodiversité INVENTERRE du 30 septembre au 5 octobre dans les Alpes du Sud.

Fresque de la biodiversité à l’Académie du climat à Paris le 25 septembre à 18h30.

Le festival Les Résistantes 2025 s’est tenu du 7 au 10 août à Saint-Hilaire-de-Briouze, dans l’Orne. Cette deuxième édition, après une première sur le plateau du Larzac en 2023, était organisée par l’association Terres de Luttes et le Collectif 924. L’événement a rassemblé plus de 6 000 participant(e)s autour d’un programme dense et varié.
Le fonctionnement reposait sur l’autogestion et la participation active, chaque festivalier pouvant contribuer à la logistique, à la cuisine ou à l’animation. Le programme comprenait concerts, projections, spectacles, balades naturalistes, marché paysan et de nombreuses tables rondes sur les luttes écologistes, paysannes, syndicales, féministes, queer, antiracistes et décoloniales.
Des formations pratiques ont permis d’aborder le recours juridique, la communication militante, la logistique de mobilisation ou la protection face à la répression. En soirée, le festival s’est fait plus festif, avec théâtre, danse et concerts.
Au-delà de la convivialité, Les Résistantes visaient à renforcer les liens entre mouvements sociaux et à préparer les luttes à venir, y compris sur le plan local. Malgré quelques tensions, l’édition 2025 a été un franc succès, combinant réflexion, apprentissage, engagement et célébration collective. Ce rendez-vous s’impose désormais comme un moment fort du calendrier associatif français. 

Photo : Reporterre


 » Signer ces pétitions est un véritable parcours du combattant ! Pas étonnant qu’il y ait si peu de votes ! Et en plus les dates limites sont dépassées. Enfin j’ai réussi à les signer toutes les deux. Bon courage aux militants !!!! Toutes mes amitiés. »

Marie-Claire, le 20 juillet (juste après avoir reçu notre infolettre de l’été où nous vous invitions à signer deux pétitions : celle qui allait devenir un grand succès et la seconde, pétition plus confidentielle mais non moins déterminée)  


C’est bio la France !
40 ans de label AB, 40 portraits
de
L’Agence Bio


Edito

À l’heure où une étude japonaise démontre, preuve à l’appui, que les pesticides sont aussi dispersés via l’eau de pluie (et il n’y a aucune raison de croire que ce qui arrive sur ce point au Japon n’arrive jamais chez nous) ;
où une nouvelle évaluation sur la baisse du nombre des pollinisateurs, cette fois-ci dans le secteur de la production de cassis, conclut évidemment à la responsabilité première des pesticides ;
où plusieurs de nos associations amies accusent l’État de « bloquer » la publication de l’étude « PestiRiv' », consacrée aux effets des pesticides sur les riverains des vignes.

Oui, à l’heure où des mauvaises nouvelles comme celles-ci, et comme toutes celles que nous avons l’habitude de placer dans nos éditos, ne s’avèrent jamais des surprises (puisqu’elles viennent toujours confirmer ce que nous savions déjà) mais où il convient d’admettre que notre réaction collective face à ce désastre n’est toujours pas à la hauteur des enjeux, ne cédons pas au fatalisme et continuons à lutter contre tous ces poisons ! Notre cause ne connaît pas de saisonnalité, alors même en été poursuivons notre combat pour une alimentation saine, non-pesticidée et accessible à tous !

Un bon été quand même! 


À partir du 30 juin, la loi Duplomb sera discutée en Commission Mixte Paritaire. Ensuite, elle sera soumise à un vote final à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Cette loi, nous n’en voulons pas.
C’est une loi qui favorise la destruction de l’environnement. Elle augmente la dépendance aux pesticides de synthèse, elle facilite l’accaparement de la ressource en eau par l’accélération de la construction des méga-bassines, reines du pompage des nappes phréatiques et de l’évaporation, elle propose de réintroduire certains néonicotinoïdes, tueurs d’abeilles, aujourd’hui interdits et d’affaiblir l’indépendance scientifique de l’Agence de sécurité sanitaire (ANSES) en s’attaquant à ses compétences d’évaluation de la mise sur le marché de pesticides et son autonomie. En aggravant la contamination de l’eau, l’exposition des paysans et des riverains à des produits toxiques, elle risque de poser un réel danger en matière de santé publique. 

Plus de 1000 médecins et scientifiques se sont opposés à la loi Duplomb dans une lettre ouverte, alertant depuis plusieurs semaines sur ses dangers. Le refus persistant d’écouter leurs avertissements témoigne d’un aveuglement inquiétant de la part des pouvoirs publics et d’un acharnement à défendre des mesures portées au service de l’agrochimie, au détriment d’une agriculture résiliente, respectueuse de l’environnement et justement rémunératrice pour les agriculteurs.
Nous avons besoin de vous.
Interpellez votre député pour qu’il ne vote pas cette loi (voir ci-dessous).
Avec des dizaines d’associations, comme  FNE, LPO, Greenpeace, ATTAC, Pollinis, Combat Monsanto, Générations Futures…, libres de tout lien politique, nous appelons à une mobilisation de toutes et tous le 29 juin partout en France pour faire entendre une voix forte, paysanne, citoyenne, scientifique et écologique.
À Paris, nous appelons à se mobiliser 24h contre la loi Duplomb, du 29 au 30 juin.

Rendez-vous le 29 juin à partir de 13h à Invalides pour un pique-nique suivi à 14h d’un rassemblement avec prises de parole et concert.

Puis le 30 juin devant le Sénat avec la Confédération Paysanne.

Et avec Agir pour l’environnement, un bon rendez-vous pour se retrouver le soir et débattre chez les ami(e)s de l’Académie du climat :


Les Coquelicots ont signé une tribune parue le 20 juin dernier dans le quotidien Libération. Elle est à lire en intégralité ici. 

« Cette loi, nous n’en voulons pas, et nous avons encore la possibilité de nous mobiliser contre son adoption. »

Alexa Brunet / Libération


Ce vendredi 6 juin marque un tournant dans le dossier « Justice pour le Vivant » (JPLV), porté par les associations Notre Affaire à Tous, POLLINIS, Biodiversité sous nos pieds, ANPER-TOS et l’ASPAS depuis 2022 : la rapporteure publique a demandé aux juges de condamner l’Etat pour sa responsabilité dans l’effondrement de la biodiversité, et point historique, recommande d’ordonner à l’Etat d’actualiser les protocoles d’évaluation des pesticides jugés défaillants.

Retour en images sur le procès en appel ici.


La directrice générale de Foodwatch nous parle de son engagement en faveur d’une alimentation saine et accessible, du rôle de son association et de son livre « Les dangers de l’alimentation ».
Voir l’entretien en vidéo ici.  


 Si vous lisez cette infolettre, c’est que vous en êtes aussi convaincu(e)s que nous : le bio n’est pas seulement une solution mais aussi un impératif pour manger en quantité et en qualité suffisante sans détruire notre écosystème. Seulement voilà, si vous faites dans le maraîchage, au jardin ou aux champs, vous savez combien il faut se retrousser les manches pour que les semis atteignent l’assiette. Champignons, gastéropodes, sècheresse… les embûches ne manquent pas ! Heureusement, de nombreuses astuces permettent, sans produit chimique, de tempérer les aléas du climat et les appétits de nos voisins à plumes, à poils ou à écailles. 
Dans ce nouveau cycle d’articles, on vous propose une écologie concrète pour que vous puissiez comprendre, appliquer et diffuser des pratiques efficaces et respectueuses de l’environnement.

2. Les associations d’espèces


Si travailler la terre prend du temps, réfléchir à la disposition du jardin aussi car toutes les plantes ne s’entendent pas ! A l’inverse, certaines associations d’espèces végétales ou animales sont un petit miracle et permettent d’accélérer la croissance des plantes et de les protéger des maladies et des ravageurs : on parle alors de lutte biologique. A vos calepins : nous voilà partis pour un marché aux bonnes ententes !

Pour récolter de beaux fruits, il faut une terre riche et de nombreux insectes pollinisateurs. Pour les vergers en particulier, on peut semer aux pieds des arbres des engrais verts comme les épinards : ces plantes fixent l’azote dans le sol en grandissant puis, fauchés sur place, se décomposent en rendant encore davantage de nutriments.

Une fois la plante fleurie, le vent qui souffle et les insectes qui butinent mélangent les pollens mâle et femelle, ce qui permet de féconder les fleurs pour qu’elles se transforment en fruit. Pour assurer une floraison productive, il faut donc attirer un maximum de pollinisateurs ! C’est le rôle des plantes mellifères, odorantes et colorées, qui fournissent une grande quantité de nectar. Un panel de végétaux de la strate herbacée (bourrache, bleuets, carottes, campanules, centaurée, cosmos, trèfle…), arbustive (chèvrefeuille, bruyère, ciste, clématite, lavande, viorne…) et arborée (mimosa, tilleul et la plupart des arbres fruitiers…) aux floraisons décalées permettront d’attirer les polinisateurs toute l’année.

Les petits carnivores sont aussi très utiles. Si la coccinelle est la star avec ses 50 pucerons/jour minimum, les guêpes et libellules dévorent les chenilles, vers, mites, papillons, cochenilles ; les carabes, perce-oreilles et araignées stoppent les mouches et autres insectes pondeurs et les petits mammifères comme les musaraignes, hérissons et les oiseaux sont vos alliés. Pour attirer la coccinelle, plantez achillée et tanaisie (ponte) et disposez des écorces rugueuses (habitat) ; pour les oiseaux plantez des céréales et disposez des nichoirs et pour les mammifères plantez menthe, véronique, violettes (nourriture) et disposez des tas de feuilles mortes (habitat).

En complément de la faune, attachez-vous à garder les binômes d’amitié entre vos cultures. Ainsi, les cosmos ou astéracées protègent les choux des piérides, des papillons blancs dont les chenilles dévorent les choux ; les tomates apprécient les œillets d’inde, dont les racines éloignent les nématodes, de microscopiques vers blancs qui s’attaquent aux racines des tomates ; les aromatiques vivaces comme l’origan, l’achillée, la tanaisie, les armoises, la santoline et tous les alliums perturbent les insectes nuisibles aux fruitiers ; les carottes et le céleri protègent le poireau de la teigne et le poireau favorise la croissance du céleri et protège les fraisiers des acariens et des champignons.

Les associations d’espèces peuvent enfin être utilisées dans une logique concurrentielle : en attirant de nombreux insectes, les plantes mellifères laissent moins de place à chacun d’eux (notamment les piérides) et en occupant l’espace les plantes couvre-sol limitent la présence d’adventices et de plantes parasites (liseron, lierre, gaillet gratteron…).


Le festival BIOVIV’ART du 25 au 27 juillet
dans les Pyrénées-Orientales.

Le festival LE CABARET VERT du 14 au 17 août
dans les Ardennes.


Ne tirons plus la chasse !
Nos déjections au secours des sols
Christophe Gatineau
(2025, éditions Ulmer)

Devrions-nous « faire nos besoins » dans nos jardins ? Il faudrait pour cela changer les lois et surtout dépasser nos petites pudeurs. Mais il se trouve que les sols ne nous en voudraient pas !
Si l’on suit la thèse tonitruante de cet essai, ce serait d’ailleurs tout bénéfique pour ce que l’on y fait pousser. Une excellente pratique à mettre en place, apparemment.
Nos « cacas » et nos « pipis », une formidable mine d’or nutritionnelle pour l’humus ?!
Il semblerait que oui.

Plus d’infos sur le site de l’éditeur

Les derniers géants de Ash Davidson­
(en proche chez Actes Sud, 2024)­
 Une communauté de bûcherons à l’épreuve dans la Californie des années 1970. « Un roman saisissant » (Le Monde) qui dénonce l’usage d’herbicides responsables de nombreuses malformations chez les enfants.Plus d’infos sur le site de l’éditeur­

Faites comme Emilie, Mirela et Amandine, n’hésitez pas nous envoyer des photos de notre merveilleux emblème. 
Nous pourrons les publier dans nos prochaines lettres d’infos.


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


Grâce à vos dons, Coquelicots de Paris peut poursuivre ses actions d’information et de lutte contre les pesticides de synthèse et pour une alimentation saine et accessible à toutes et à tous. Merci ! 


Edito

On souffre du cancer de plus en plus jeune. Pourquoi ? L’alcool ? Le tabac ? Ce seraient les seuls responsables à en croire les messages officiels.
Mais les enfants ne boivent pas d’alcool, et ne fument pas.
Quel est le problème, alors ? Ils respirent ? Ils boivent de l’eau ?
Les médecins se mobilisent. Les scientifiques – ceux qui ne sont pas payés par les lobbies de l’agrochimie – sont clairs : les pesticides de synthèse, qui sont des poisons pour les pollinisateurs, les oiseaux et la biodiversité en général, le sont aussi pour nous, humains. C’est simple, il faut les interdire. Il y a toujours des solutions pour les remplacer. Les vrais scientifiques et les tenants de l’Agriculture biologique le disent et savent le démontrer.
Les pouvoirs publics ne font rien pour véritablement nous protéger. Et quand ils lancent de grands plans (rappelons-nous, les – pourtant modestes – plans Ecophyto), les résultats s’avèrent toujours décevants. Au contraire, beaucoup trop d’élus soutiennent la FNSEA et les autres syndicats productivistes qui veulent toujours plus de pesticides. 

Soyons précis : il s’agit d’un cas de non-assistance à personne en danger.
A Coquelicots de Paris, nous ne sommes pas des scientifiques, nous sommes des citoyennes et des citoyens soucieux et soucieuses de notre santé, de votre santé. En mai 2022, nous avons lancé une nouvelle pétition pour l’interdiction des pesticides de synthèse et pour bénéficier d’une alimentation saine à un juste prix pour toutes et tous. Merci de nous soutenir et de diffuser cet Appel autour de vous.
Nous ne sommes pas seuls. Au sein du groupe Uni-Terre, nous agissons en commun avec plus de 60 autres associations nationales, comme France Nature Environnement, Greenpeace, Secrets toxiques, Pollinis, Générations futures, ATTAC, Extinction Rébellion…
Nous avons besoin de vous toutes et tous pour soutenir ce combat pour la santé, pour la vie.
Rejoignez-nous !


Les Coquelicots sont heureux d’avoir contribué à rédiger une tribune parue le 16 mai dernier dans le quotidien L’Humanité. Elle est à lire en intégralité ici. Elle contient cette importante phrase synthétique : « Face à l’urgence écologique et sociale, prolonger les logiques de l’agrochimie n’est pas une solution, mais c’est aggraver la crise que nous prétendons résoudre ». Tout simplement. 


Ce 6 juin 2025, Justice pour le Vivant sera de retour devant la Cour administrative d’appel de Paris.
Rappelez-vous : il y a deux ans, le tribunal administratif de Paris condamnait l’Etat français pour inaction face à l’effondrement de la biodiversité, et reconnaissait sa responsabilité dans la contamination généralisée et globale de nos eaux et de nos sols aux pesticides.
Face à un Etat qui refuse manifestement d’agir, les cinq organisations à l’origine du recours plaideront pour que la justice aille au bout de sa décision de juin 2023.


  • La journée de la terre et du climat
    C’était le 24 mai au jardin des Traverses à Paris sur le stand des Coquelicots de Paris. Vidéo à regarder ici. 
  • Journée contre l’agrochimie et vers un autre modèle agroalimentaire
     C’était le 17 mai à Paris sur la place de la République avec de nombreuses autres associations et collectifs. Voir notre vidéo de la mobilisation ici.


 Si vous recevez cette lettre d’informations mensuelle, c’est que vous en êtes aussi convaincu(e)s que nous : le bio n’est pas seulement une solution mais bien plutôt un impératif pour manger en quantité et en qualité suffisante sans détruire notre écosystème. Seulement voilà, si vous faites dans le maraîchage, dans votre petit jardin ou en pro dans vos champs, vous avez dû vous apercevoir qu’il faut souvent se retrousser les manches pour que les semis se développent suffisamment pour parvenir jusqu’aux assiettes. Heureusement, de nombreuses astuces permettent, sans produit chimique, de tempérer les appétits de nos voisins à plumes, à poils ou à écailles. 

Dans ce nouveau cycle d’articles, on vous propose une écologie concrète pour que vous puissiez comprendre, appliquer et diffuser des pratiques efficaces et respectueuses de l’environnement.

1: Travailler le sol

Le premier travail au jardin est celui du sol : il commence en amont de toute plantation pour assurer l’aération et la richesse nutritive dont la terre a besoin et se prolonge après les semis pour protéger les plans.
A vos râteaux, grelinettes, griffes et arrosoirs : nous voilà partis pour une belle saison !
Pour savoir comment travailler son sol, il faut d’abord connaître sa nature : 

  • Sol argileux : riche, dense, compact et imperméable, mais se montre difficile à travailler, peine à se réchauffer et à répartir l’eau dans le sol. En hiver, les sols argileux ont tendance à devenir collants et gorgés d’eau, pour ensuite durcir en blocs compacts lorsqu’ils sèchent. Il doit être travaillé dès l’automne et être cassé en grosses mottes que le gel de l’hiver émiettera tout seul puis il faut revenir les remuer au printemps en incorporant du sable (drainant). Il convient aux plantes qui aiment l’humidité et le pH alcalin.
  • Sol limoneux : très fertile, facile à travailler, vite réchauffé : lorsque l’humidité est suffisante, ce type de sol est souple et lisse, à la texture fine et aérée, ce qui le rend facile à cultiver. Cependant il se compacte vite en séchant, il faut donc l’amender avec du compost pour garantir la rétention et la répartition de l’eau.
  • Sol sableux : friable et très perméable à l’eau, il est facile à travailler et se réchauffe vite, ce qui permet de le travailler presqu’au dernier moment (hiver/printemps) et d’y faire des plantations précoces. Cependant, il se dessèche vite et retient peu les nutriments, lessivés par l’eau qui s’écoule rapidement : il faut donc apporter beaucoup d’éléments organiques en réfléchissant aussi à rééquilibrer son pH, souvent acide.
  • Sol humifère : spongieux, aéré et résistant au compactage, il se réchauffe rapidement, retient efficacement l’eau et se montre peu sensible aux agents pathogènes. Aussi, il constitue un excellent support pour le démarrage des semences. Cependant, il est présent en quantité limité sur la planète et ne doit donc pas être surconsommé (achat en sacs). Il propose aussi un PH acide.

Une fois le sol identifié, il faut le travailler, soit l’ameublir et l’enrichir. La fourche, la bêche et la grelinette sont vos meilleurs alliés pour aérer la terre, ce qui facilitera le développement des racines. Attention, il ne faut pas dépasser 25 cm de profondeur pour ne pas casser la structure du sol : en labourant trop profond, on risque d’ensevelir complètement les éléments organiques, d’où une perte de fertilité en surface, et de créer des poches d’air qui complexifient la circulation de l’eau. La bêche est très adaptée quand on s’attaque à un lopin de jardin qui n’a jamais été travaillé mais attention au dos car elle demande de courber sérieusement l’échine. Sur une petite surface déjà en potager, on peut utiliser une fourche ou une grelinette (sorte de râteau à picots longs qui retourne la terre et la divise en petites mottes) qui demandent des mouvements en levier près du sol plutôt que les mouvements amples et circulaires de la bêche. Pour des grandes surfaces déjà en culture ou pas, on peut aussi utiliser un motoculteur, qui n’agit que sur une faible profondeur.  

Pour amender le sol, c’est-à-dire apporter des nutriments pour rééquilibrer et nourrir le sol lui-même, on ajoute fumier et compost au moment du bêchage. Ainsi, ils seront mélangés à la terre et s’y décomposeront pendant deux ou trois saisons (automne/hiver/printemps) pour être complètement absorbables par les plans dès les semis. 


Et si on vous donnait 150 euros par mois pour bien manger… 

C’est le principe de la Sécurité Sociale Alimentaire. En février dernier, les Ecologistes ont déposé une proposition de loi visant à expérimenter ce dispositif sur 5 ans dans toute la France. Même si les discussions n’ont pas abouti, de nombreuses expérimentations sont déjà en place depuis plusieurs années.

La Sécurité Sociale de l’Alimentaire, c’est quoi ? 

Le concept est simple : chaque citoyen cotise selon ses revenus et bénéficie d’une somme (la même pour tous) à dépenser pour l’achat de produits alimentaires de qualité dans des points de vente conventionnés. 

Comment ça marche ?

Comme pour le système de santé, vous disposerez d’une carte vitale créditée d’un certain montant (par exemple 150 €/mois/personne) que vous présenterez à un professionnel conventionné pour acheter vos produits alimentaires.
Le dispositif prévoit donc :

  • Une carte vitale pour tous. Le droit à l’alimentation est universel.
  • Une cotisation sociale, calculée selon le revenu de chacun pour participer au financement du système.
  • Un conventionnement organisé démocratiquement. Des caisses locales de l’alimentation seront créées pour recevoir les cotisations, distribuer les allocations et gérer les relations avec les professionnels conventionnés. Ce sont les citoyens qui décident des critères de conventionnement.

Un système qui se veut vertueux

L’objectif est d’assurer des revenus décents aux agriculteurs, de permettre à chacun d’avoir accès à une alimentation de qualité selon des critères sanitaires, environnementaux et sociaux et de réorienter le modèle agricole vers un modèle agroécologique.

De nombreuses expérimentations partout en France

Si la proposition de loi des Ecologistes n’a pas abouti, de nombreuses initiatives locales fleurissent depuis 2019, portées par des associations et des syndicats agricoles.
On dénombre aujourd’hui une quarantaine de caisses locales de l’alimentation dans de grandes villes telles que Nantes, Bordeaux, Saint-Etienne, Grenoble, Toulouse ou encore Montpellier qui fait figure de pionnière. La ville expérimente effectivement le dispositif depuis 2 ans maintenant avec 350 bénéficiaires. Chaque adhérent verse le montant qu’il peut et perçoit 100 euros, quelle que soit sa contribution. Une somme à dépenser dans 57 lieux conventionnés (magasins bio, artisans, producteurs en vente directe).  

Pour que manger mieux ne soit plus l’apanage des plus riches

En septembre 2024, Paris s’est lancée à son tour dans une expérimentation de la Sécurité Sociale de l’Alimentation. Des caisses alimentaires solidaires sont en train de prendre vie dans les 3 arrondissements qui se sont portés volontaires : les 14e, 18e et 20e.  
Ce que l’on peut dire de la mobilisation des Parisiens à ce stade. Pour la très grande majorité, ils se sont montrés favorables au lancement de l’expérimentation : 72% POUR dans le 14e arrondissement ; 82% POUR dans le 20e arrondissement. Comme partout en France, ils se sont emparés des enjeux autour de l’alimentation durable en participant activement à la mise en place du dispositif.

L’enjeu à terme : montrer qu’une alimentation de qualité ne coûte pas plus cher 

Les expérimentations sont aujourd’hui financées par l’Etat, les mairies ainsi que par les cotisations sociales. Si le budget annuel du dispositif n’est pas encore connu, on peut supposer qu’il s’exprimera en milliards d’euros. Restera à le mettre en regard des dépenses de santé, des milliards consacrés chaque année à l’aide alimentaire ou encore à soutenir notre agriculture.


Venez nous rencontrer le dimanche matin du 15 juin au marché bio Boulevard Raspail à Paris ! Nous ferons signer notre Appel avant un pique-nique convivial.


C’est l’eau qu’on assassine
Fabrice Nicolino
­(2025, éditions Les Liens qui libèrent)

Le dernier livre-évènement du fondateur du mouvement « Nous voulons des coquelicots » vient de paraître ! Et de la même façon que notre association parisienne s’était penchée sur ce thème en organisant à l’automne deux tables rondes, c’est sur l’état déplorable de ce bien essentiel qu’est l’eau que Fabrice Nicolino a enquêté avec sa rigueur et son style bien à lui.

« Il y a des crises que l’on voit venir sans vouloir y croire. Celle de l’eau est l’une des plus graves. Un regard neuf et radical sur un problème systémique : il ne suffit plus de dépolluer, mais il faut cesser de polluer. Parce que nous sommes de l’eau. »

Plus d’infos sur le site de l’éditeur


Même cette dame qui a posé au 19ème siècle pour le peintre lyonnais Louis Janmot était contre les pesticides ! (« Fleur des champs », 1845)
N’hésitez pas nous envoyer des photos de notre merveilleux emblème. Nous pourrons les publier dans nos prochaines lettres d’infos.


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


Grâce à vos dons, Coquelicots de Paris peut poursuivre ses actions d’information et de lutte contre les pesticides de synthèse et pour une alimentation saine et accessible à toutes et à tous. Merci ! 


À l’heure où les experts de l’ANSES attirent l’attention sur une diversité de maladies liées aux pesticides, principalement sur leurs effets sur le neurodéveloppement et sur la survenue de troubles du comportement chez les enfants ;
Où Pan Europe constate une « augmentation exponentielle des concentrations de TFA dans le vin depuis 2010 » (en somme, l’acide trifluoroacétique (TFA), une substance per- et polyfluoroalkylée (PFAS) appelée aussi polluant éternel, est en pleine croissance dans ce breuvage) ; 
Et où la proposition de loi dite “Loi Duplomb”, intitulée « Lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », qui a été votée au Sénat, inquiète légitimement les apiculteurs. Ces derniers, membres du Syndicat d’Apiculture Méridionale, se sont récemment rassemblés afin d’afficher leur opposition à ce projet de loi qui permettrait malheureusement de continuer à répandre des pesticides ;

Alors, toutes et tous bénévoles, dans ce présent bien morose mais pour un avenir viable, poursuivons nos efforts pour l’interdiction des pesticides de synthèse, pour la préservation de la biodiversité et pour une alimentation saine ! 


Pour la 13ème année consécutive, des dizaines de milliers de personnes se mobiliseront à nouveau pour dénoncer le système agrochimique industriel et ses conséquences désastreuses sur la santé humaine et l’environnement partout dans le monde. Rassemblons-nous pour promouvoir un modèle agricole et alimentaire respectueux de toutes et tous.
Plus d’informations sur cette journée : ici

Rendez-vous sur le stand des Coquelicots
Samedi 17 mai
Place de la République, Paris


Pour cette 4e édition, en compagnie de nombreuses associations et structures, notre association sera présente pour vous parler des pesticides, de nos  actions et de notre Appel ! 
Au programme, balades urbaines, expositions, jeux, fresque participative, ateliers cuisines, concert de pop cubaine, DJ set… et de nombreuses animations pour rythmer cette journée dédiée à la terre et au climat.
L’occasion de découvrir des initiatives près de chez vous et de redécouvrir le plan climat de #Paris18 !


Hélène Grosbois, activiste pour la biodiversité, agricultrice et autrice du livre La disparition du vivant et moi (Marabout, 2024) nous parle des pesticides, du déclin de la bio-diversité, de son livre et de ses projets. C’est ici


  • Soirée-débat avec Secrets toxiques
    C’était le 24 mars au Sénat. Extraits de l’intervention d’Antoinette Guhl, sénatrice de Paris ici.
  • Poisons d’avril
    C’était le mardi 1er avril au Maltais rouge avec Camila Rolando Mazzuca de Pollinis, Lorène Amathieu de Secrets Toxiques, David Demortain d’INRAE et Juliette Quef du Vert le média. Merci à elles et à lui ! 
  • Printemps bruyant
    C’était le samedi 5 avril avec Scientifiques en Rebellion pour une grande marche en compagnie de beaucoup d’autres associations et collectifs ami.e.s.
    Voir notre vidéo de la mobilisation ici.  

Aujourd’hui, 16% de la population mondiale et 10% des Français souffrent de la faim (ADEME, 2025) alors même que l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique que la production agricole devra encore augmenter de 50 % d’ici à 2050 pour nourrir les plus de 9 milliards d’humain prévus. Et les cultures bio présentent une production en moyenne inférieure de 25% aux conventionnelles… Devant cette impasse, les lobbys de l’agro-industrie brandissent la menace d’une famine mondiale en cas d’interdiction des intrants chimiques.
   Pourtant, il faut se rappeler que depuis les années 1980 l’utilisation des pesticides dans le monde a augmenté de 80% et la faim est toujours d’actualité (Terres Solidaires, 2021). C’est que l’objectif des géants du marché n’est pas tant de nourrir le monde que de faire des profits par le biais du marché des intrants. Marché qui pesait 54 milliards de dollars en 2020 et où l’Europe était la première consommatrice en 2021 (Terres Solidaires). 
    Heureusement, plusieurs études ont prouvé qu’un changement de modèle agricole était possible, sans augmentation des terres arables, en réduisant les gaz à effet de serre (GES) et dans un laps de temps réduit. Ainsi, le scénario Afterres (Solagro, 2016) montre qu’une agriculture à 50 % bio en 2050 pourrait nourrir la France en divisant par deux les émissions de GES, la consommation d’énergie et celle d’eau l’été, et par trois les pesticides ; l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales) a conclu qu’un modèle d’agroécologie peut fonctionner en Europe dans la décennie 2020 et l’étude « Strategies for feeding the world more sustainably with organic agriculture » (2017) affirme qu’il est possible de nourrir le monde avec 100 % d’agriculture bio en 2050. 
   Ces résultats encourageants tiennent à 2 conditions incontournables : diminuer les surconsommations et les pertes ET changer de régime alimentaire. En effet, le gaspillage alimentaire représente 30% de la production alimentaire mondiale et pesait 4.3 millions de tonnes en France en 2021 (Ministère de l’Ecologie), dont un tiers pour des aliments encore emballés (ADEME, 2025). Autant dire qu’on pourrait augmenter nos ressources alimentaires d’un tiers sans produire plus… Côté régime alimentaire, il faudrait diviser notre consommation de viande par 2 ou 3. Dans le monde un tiers des terres cultivables sont dédiés à l’alimentation animale (le Monde, 2017) ; en France c’est 70% de la production céréalière qui sert à l’élevage (Muséum d’histoire naturelle de Paris, 2025). Dans une logique de concurrence des usages des sols, c’est autant de moins pour nourrir les Hommes. Ivette Perfecto, chercheure à l’université de Michigan, a déterminé que la conversion totale au bio permettrait de couvrir seulement 15% des besoins pour des carnés mais 94% pour des végétariens et 100% pour des vegans (DW Eco Afrique, 2021).
    Bien sûr, il faudra toujours fertiliser les sols, appauvris par les cultures, mais un système traditionnel d’assolement triennal avec des parties en jachère, voire dans l’idéal plantées de légumineuses qui fixent l’azote dans le sol et sont fauchées sur place pour un compostage direct sont efficaces aussi. Il faudra aussi lutter contre les nuisibles et maladies, mais les purins, les associations de plantes ou l’invitation de petits prédateurs sont autant de solutions à déployer. Ce sera d’ailleurs l’objet de notre prochaine série d’articles : des solutions pratiques pour préserver le potager sans détruire la planète !

Boucq / Zorro dans Charlie Hebdo (2020)

Saisi par plus de 60 députés de gauche, le Conseil constitutionnel s’est prononcé jeudi 20 mars sur la conformité à la Constitution de la loi dite d’orientation agricole, avant sa promulgation le 24 mars. La saisine des députés portait sur environ un tiers des articles de la loi. Si le Conseil constitutionnel a censuré la majorité des articles dont il était saisi (18 articles censurés au total), il reste quelques mesures préoccupantes pour l’environnement et la santé.

Evoquons d’abord les principales mesures retoquées, dont : 

  • le principe de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, qui risquait de rentrer en conflit avec le principe déjà existant de “non-régression environnementale” qui interdit (en théorie) la régression des normes de protection de l’environnement
  • la non-surtransposition du droit européen, c’est-à-dire l’article qui prévoyait que les normes réglementaires en matière d’agriculture ne pouvaient aller au delà des exigences minimales européennes, ce qui promettait un nivellement par le bas des normes environnementales françaises en matière d’agriculture
  • la présomption d’absence d’intention pour les délits d’atteinte aux espèces protégées ou à leurs habitats, dans certains cas ; ainsi que la présomption de bonne foi des agriculteurs en cas de contrôles opérés dans une exploitation agricole (“droit à l’erreur”). Ces deux présomptions visaient à limiter les condamnations en cas de destruction d’espèces protégées ou, pour les agriculteurs, de manquements aux normes applicables à leur exploitation
  • l’exemption d’autorisation ou de déclaration en matière de loi sur l’eau pour l’exploitation de piscicultures. Sous couvert de simplifier le régime applicable aux piscicultures, cette disposition les exonérait purement et simplement de tout contrôle administratif s’agissant de leurs impacts sur les milieux aquatiques.

Reste cependant quelques mesures non-censurées par le Conseil constitutionnel et problématiques en matière d’environnement, dont il faudra surveiller les conséquences en pratique. Citons :

  •  la dépénalisation des faits de destruction d’espèces protégées ou de leurs habitats lorsque ces faits sont commis de manière non-intentionnelle ou par simple négligence. Dans ces cas, la personne encourt une simple amende administrative de 450 euros, qui peut être remplacée par un stage de sensibilisation (contre trois ans de prison et une amende pénale de 150 000 euros si les faits sont commis intentionnellement). Cela risque en pratique de diminuer le nombre de condamnations car il est souvent difficile de démontrer l’intention / la volonté de détruire une espèce.
  • la reconnaissance de l’agriculture et de la pêche comme “d’intérêt général majeur” et constituant un “intérêt fondamental de la Nation”. Bien que le Conseil constitutionnel précise que ces dispositions n’ont qu’une portée programmatique, des porteurs de projet pourraient les invoquer pour tenter de déroger à certaines règles environnementales.
  • la précision dans le code pénal que les atteintes au “potentiel agricole” de la Nation font partie des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, dont on pourrait craindre l’application dans la répression de certains militants écologistes (ex : faucheurs ?).
  • en matière de pesticides, le fait que l’Etat doit « s’abstenir d’interdire les usages de produits phytopharmaceutiques autorisés par l’Union européenne » en l’absence d’alternatives viables d’un point de vue économique, technique et écologique. Cela correspond à l’argument « pas d’interdiction de pesticides sans solution« , martelé par les productivistes. En d’autres termes, quand bien même de nouvelles études scientifiques permettraient de démontrer l’impact d’un pesticide donné sur la santé et l’environnement, l’Etat ne devrait pas l’interdire tant que ce pesticide est autorisé au niveau européen et qu’il n’existe pas de solution de remplacement acceptable. On peut cependant espérer que cette disposition soit considérée comme contraire au droit européen
  • l’accélération des procédures et décisions de justice pour les installations d’élevage, les piscicultures et les mégabassines, visant à favoriser leur implantation.

Il faut également préciser que la majorité des dispositions censurées par le Conseil constitutionnels (11 dispositions sur les 18 censurées) l’ont été uniquement pour des questions de procédure (notamment les “cavaliers législatifs” c’est-à-dire les dispositions jugées sans rapport avec l’objet de la loi). Cette censure n’empêche donc pas le gouvernement ou les parlementaires de tenter de faire adopter ces mesures dans de futures lois. Parmi les cavaliers législatifs censurés, citons notamment les articles qui visaient à : 

  • reconnaître les travaux forestiers comme étant d’intérêt général et à les sécuriser juridiquement toute l’année
  • exempter d’autorisation certains défrichements (notamment le défrichement de certains boisements en zone de montagne)
  • exclure les bâtiments agricoles du décompte des zones artificialisées (et donc non-concernés par l’objectif ZAN).

En résumé, malgré la censure du Conseil constitutionnel, cette loi d’orientation agricole est bien une loi de désorientation environnementale qui nous oblige à être toujours plus motivés et plus vigilants.


Le premier Forum des mouvements de l’eau a lieu les 24 et 25 mai à l’Hôtel de ville de Paris. Il est organisé par FNE Île-de-France. Coquelicots de Paris et de nombreuses associations et structures seront présentes. 9h/18h. Plus d’infos ici.


Savez-vous planter les choux?
de Pauline Kalioujny
­(2025, éditions Thierry Magnier)

Un album Jeunesse élu « Livre du mois » par les Coquelicots de Paris pour ce joli mois de mai ?
Eh oui. Car vous êtes peut-être parent d’enfants qui réclament une histoire le soir avant de dormir et si vous lisez ces lignes, c’est que les méfaits de la pollution chimique vous inquiètent et vous scandalisent.  Eh bien voilà un livre qui, à travers vous, s’adressent aux enfants et va leur permettre de comprendre ce que sont les ravages des pesticides et de l’agriculture productiviste.

Ce sont nos camarades de Pollinis qui ont réalisé une relecture scientifique de ce livre. 

Plus d’infos sur le site de l’éditeur


Merci à Linda pour cette belle perspective visuelle !
N’hésitez pas nous envoyer des images de notre merveilleux emblême.


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


À l’heure où certains agriculteurs productivistes se permettent de mettre en scène leurs fantasmes rétrogrades et violents contre des agents publics qui, eux, défendent la biodiversité au lieu de la détruire ;
À l’heure où un nouveau rapport, cette fois-ci émanant de l’Igas et commandé par Elisabeth Borne en 2023, pointe « l’échec global des politiques de préservation de l’eau potable pour ce qui concernent les pesticides et leurs métabolites » ;
Et à l’heure où en Charente-Maritime, dans quelques zones fortement « pesticidées », le nombre de cancers de l’enfant et du jeune adulte est supérieur à ce qu’il devrait être statistiquement ;

Toutes et tous bénévoles, poursuivons nos efforts pour l’interdiction des pesticides de synthèse, pour la préservation de la biodiversité et pour une alimentation saine ! 
Et que vive le printemps bruyant et chantant ! 


Deux jours avant la Journée Mondiale de la Santé du 7 avril, Scientifiques en Rebellion organisent une grande marche, avec beaucoup d’autres associations et collectifs ami.e.s et en compagnie de membres de la communauté médicale et scientifique. Cette initiative sera une marche vivante jusqu’au ministère de la santé contre le « printemps silencieux » en cours (pourtant déjà dénoncé il y a plus de 60 ans par Rachel Carson). Ce sera donc pour un Printemps Bruyant que nous allons nous rassembler. La mobilisation vise à rendre visible le rôle central des pesticides dans la crise écologique et sanitaire en nous appuyant sur des scientifiques d’instances reconnues comme l’INRAE, l’INSERM, le CNRS et le MNHN.
Pour lire la tribune de cet Appel, c’est ici

Rendez-vous à 14h
Samedi 5 avril
Museum national d’Histoire naturelle
Paris, 5ème  


Les Coquelicots de Paris ont organisé avec Secrets toxiques deux rencontres libres et gratuites dans le cadre de la « Semaine pour les alternatives aux pesticides » : https://www.semaine-sans-pesticides.fr/. 
Vous pouvez encore assister à la troisième!

  • C’était le jeudi 20 mars pour « Pesticides : lancer l’alerte« . Merci à Hélène Grosbois (auteure et cultivatrice), Francis Chateauraynaud (sociologue et lanceur d’alerte) et Dominique Masset (co-président de Secrets Toxiques). 

    Vidéo de l’ambiance à visionner par ici

  • C’était le lundi 24 mars au Sénat. Merci à Antoinette Gülh (sénatrice de Paris), Hélène Grosbois (auteure et cultivatrice) et Lorène Amathieu (chargée de plaidoyer pour Secrets Toxiques).

  • Poisons d’avril

Le mardi 1er avril (19h-21h) au Maltais rouge au 40, rue de Malte (75011) avec :
 – Camila Rolando Mazzuca, chargée de plaidoyer pour Pollinis
– Lorène Amathieu, chargée de plaidoyer pour Secrets Toxiques
– David Demortain, INRAE
– Juliette Quef, Vert le média
Inscription ici


Juliette Quef, directrice de Vert, nous parle du média qu’elle dirige et qui annonce la couleur. Mais aussi de « Chaleurs actuelles » et de ses projets. C’est ici
Cadre et montage : Nicolas Lefebvre


Nous l’entendons et nous le constatons : l’ensemble du cycle biologique est en péril. Les espèces sauvages sont menacées, le vivant perd sa diversité, les pollinisateurs se raréfient. Un chiffre pour illustrer ce déclin : dans le monde, 1 million d’espèces sur les 8 millions estimés, est menacé d’extinction (ONU, 6 mai 2019). Mais pour quelles raisons ? Bien sûr il y a les pesticides de synthèse qui tuent massivement leurs « espèces-cibles » et polluent les milieux, mais il y a aussi la déforestation, la chasse dérégulée, l’urbanisation et le changement climatique. Ces phénomènes d’origine humaine suppriment aussi bien les habitats que les sols, aussi bien la chaîne alimentaire que la pollinisation. Les monocultures prennent trop de place, la surpêche épuise les ressources et toute forme de surexploitation de notre environnement réduit le nombre d’individus de chaque espèce.
Nous achevons ici un cycle d’articles réunissant quelques données chiffrées et sourcées sur cette douloureuse tendance. Ce dossier a compté quatre étapes. 

Ce mois-ci, notre quatrième et dernier article : Flore et milieux 

Un chiffre plus encourageant pour terminer, il nous vient de Emmanuelle Porcher du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO) : « Concernant l’impact [de l’agrobiologie] sur les espèces sauvages, les études actuelles laissent entrevoir des résultats positifs. Par exemple, dans des champs en agriculture biologique, sans pesticides ni engrais de synthèse, il y a 50 % d’individus en plus et 25 % à 30 % de diversité d’espèces sauvages supplémentaires. »
Comme quoi, certaines bonnes décisions payent (ou diminuent le désastre en cours, c’est selon) ! 
Nous connaissons les solutions pour enrayer la destruction du vivant : donner des moyens pour la conservation des espèces en danger, renforcer des espaces naturels protégés et, bien entendu, changer de modèle agricole pour se passer de la chimie de synthèse. Notre lutte peut porter ses fruits (ses fruits mais ses graines et ses plantes aussi!), alors continuons-la ensemble! 


L’élimination des PFas, ces « polluants éternels », représenterait un coût de 2000 milliards d’euros. Même si l’action était immédiate, il nous faudrait au moins deux décennies pour nous en débarrasser (contaminations de nos organismes et de la planète). On les retrouve dans notre quotidien (tampons hygiéniques, réfrigérateurs et smartphones…), mais nous vous l’avons déjà écrit, leur usage est très nocif et peut être la cause de cancers, infertilités et autres maladies. Leurs méfaits sont nuisibles même chez les nouveaux-nés.
En France, une proposition de loi prévoit, à compter du 1er janvier 2026, l’interdiction de la fabrication, de l’importation et de la vente de tout produit cosmétique, textile d’habillement ou produit de fart pour skis contenant des PFAS. Des exceptions sont prévues pour certains textiles industriels. Mais les multinationales de l’industrie chimique, à coup de données biaisées et de chiffres faussés, continuent à faire pression sur l’UE pour éviter leur interdiction ou rajouter des exceptions.

Rue89 Lyon

Le meilleur des deux mondes
de Alice Desbiolles et Anne Defreville­
(2025, Futuropolis)­
Bande dessinée officielle de l’exposition permanente « Urgence climatique », visible à la Cité des sciences et de l’industrie jusqu’en 2034.Il se trouve qu’Alice Desbiolles est une sympathisante du mouvement des Coquelicots! Elle est venue voir à plusieurs reprises à Digne-les-Bains le groupe des Coquelicots des Alpes de Haute-Provence.
Merci à elle.  
Plus d’infos sur le site de l’éditeur.

Merci à Marion pour cette belle union florale et picturale !
N’hésitez pas nous envoyer des images de notre merveilleux emblême.


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


À l’heure où la FAO nous annonce que la vente de pesticides continue d’augmenter dans le monde, que 150 élus locaux ont lancé un manifeste pour dire que la protection des captages d’eau est une urgence de santé publique et qu’une nouvelle carte interactive permet de mesurer le niveau d’achat par département de substances de pesticides nocives entre 2015 et 2022,

Toutes et tous bénévoles, poursuivons nos efforts pour l’interdiction des pesticides de synthèse, pour la préservation des ressources naturelles et pour une alimentation saine !


Ce mois-ci, les Coquelicots de Paris organisent avec Secrets toxiques plusieurs rencontres libres et gratuites dans le cadre de la « Semaine pour les alternatives aux pesticides » : https://www.semaine-sans-pesticides.fr/

Pesticides : lancer l’alerte
Le jeudi 20 mars (19h-21h30) au CICP (centre international de culture populaire) au 21, rue Voltaire (75011) avec :

  • Hélène Grosbois, auteure et cultivatrice
  • Chloé Sagaspe, conseillère de Paris
  • Francis Chateauraynaud, sociologue et lanceur d’alerte
  • Dominique Masset, co-président de Secrets Toxiques

Modération : Armel Fontaine des Coquelicots de Paris
Réservation recommandée ici

Antoinette Guhl invite Secrets Toxiques au Sénat
Le lundi 24 mars (18h-20h) au Sénat avec :

  • Antoinette Gülh, sénatrice de Paris
  • Hélène Grosbois, auteure et cultivatrice
  • Lorène Amathieu, chargée de plaidoyer pour Secrets Toxiques

Modération : Armel Fontaine des Coquelicots de Paris
Réservation obligatoire ici

Poisons d’avril
Le mardi 1er avril (19h-21h) au Maltais rouge au 40, rue de Malte (75011) avec :

  • Camila Rolando Mazzuca, chargée de plaidoyer pour Pollinis
  • Lorène Amathieu, chargée de plaidoyer pour Secrets Toxiques

Réservation recommandée ici


Les Coquelicots s’en doutaient. Ou plutôt le redoutaient : portée par le gouvernement, activement soutenue par la droite, une nouvelle loi pour orienter (ou désorienter) l’agriculture a définitivement été adoptée au Sénat récemment. Et ce n’est pas bon pour l’écologie. Listons ici ce qui ne va pas dans cette loi :

  • Ce texte prévoit de réduire à une simple amende de 450 euros (contre trois ans de prison et 150 000 euros jusqu’ici) les peines encourues pour des destructions «non-intentionnelles» d’espèces protégées.
  • Ce texte souhaite la réduction des sanctions contre les destructions de haies.
  • Ce texte voudrait favoriser les projets d’installation de méga-bassines et de bâtiments d’élevages, en accélérant les décisions de justice.
  • Le texte entérine ce principe néfaste des productivistes : «Pas d’interdiction de pesticides sans solution».
  • Le Parlement instaure un autre principe, celui de «non-régression de la souveraineté alimentaire», qui vise à contrer celui déjà existant de «non-régression environnementale».

La question du changement climatique dans ce texte est minimisée alors que l’agriculture est le deuxième secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre en France.


Vous vous en doutiez, n’est-ce pas? Ce n’est pas la première étude affirmant cette simple vérité dont les Coquelicots se font le relais dans votre infolettre mensuelle mais celle-ci, internationale, est de taille. Elle a été publiée en anglais le 13 février de cette année dans la revue Nature communications. Quelle est cette simple vérité? Les pesticides sont nocifs pour l’ensemble de la biodiversité (surprenant, n’est-ce pas?).

Heureusement, des journalistes nous ont permis de mieux comprendre cette étude. C’est à lire ici sur le média Vert : Insectes, oiseaux, champignons, microbes… une étude prouve la nocivité des pesticides pour l’ensemble de la biodiversité


Nous l’entendons et nous le constatons : l’ensemble du cycle biologique est en péril. Les espèces sauvages sont menacées, le vivant perd sa diversité, les pollinisateurs se raréfient. Un chiffre pour illustrer ce déclin : dans le monde, 1 million d’espèces sur les 8 millions estimés, est menacé d’extinction (ONU, 6 mai 2019). Mais pour quelles raisons ? Bien sûr il y a les pesticides de synthèse qui tuent massivement leurs « espèces-cibles » et polluent les milieux, mais il y a aussi la déforestation, la chasse dérégulée, l’urbanisation et le changement climatique. Ces phénomènes d’origine humaine suppriment aussi bien les habitats que les sols, aussi bien la chaîne alimentaire que la pollinisation. Les monocultures prennent trop de place, la surpêche épuise les ressources et toute forme de surexploitation de notre environnement réduit le nombre d’individus de chaque espèce.

Nous poursuivons ici un cycle d’articles réunissant quelques données chiffrées et sourcées sur cette douloureuse tendance. Ce dossier comptera quatre étapes.

Ce mois-ci, notre troisième article : Faunes sauvages

Et pour finir, un chiffre plus encourageant :
En France, après sa disparition au XIXè siècle, le loup gris a fait son retour, notamment grâce à la migration des populations italiennes par les Alpes (statista, 2023) et les mesures de protection de l’espèce. La cohabitation avec les éleveurs engendre d’ailleurs beaucoup de crispations. La sensibilisation et l’intervention de l’Etat sont essentielles pour maintenir des systèmes pastoraux qui valorisent le pâturage libre des troupeaux sans confiscation de l’espace (garde des troupeaux par des chiens à l’extérieur plutôt qu’un élevage en intérieur ou que l’installation de barrières lourdes).

Comme quoi, certaines bonnes décisions payent (ou diminuent le désastre en cours, c’est selon) !
Nous connaissons les solutions pour enrayer la destruction du vivant : protéger les espèces en danger, sanctuariser de vastes zones naturelles à l’échelle planétaire et, comme toujours, exiger de solides et pérennes réglementations éco-responsables. Notre lutte peut porter ses fruits, continuons-la ensemble!


Ce jeudi 13 février, nos camarades POLLINIS étaient à la Cour de justice de l’Union européenne dans le cadre d’un recours les opposant à la Commission européenne, soutenue pour l’occasion par le Parlement de l’UE, le Conseil de l’UE, BASF et CropLife Europe, le lobby de l’agrochimie à Bruxelles. En juillet 2022, l’association avait attaqué la prolongation d’autorisation d’un pesticide SDHI fréquemment retrouvé dans les ruches, le boscalid.
Le reste est à lire sur le site de Pollinis.


C’était en octobre dernier, les Coquelicots de Paris avaient organisé à l’Académie du climat à Paris une soirée-débat sur l’eau. Avec Benoît Biteau (député), Lucie Boutez (On est prêt), Eric Gaume (hydrologue) et Vincent Lucchese (journaliste). Merci à eux et à elle!
Vidéo à visionner ici : débat : De l’eau pour qui ?


Dans le cadre de la Journée Mondiale de la Santé du 7 avril, Extinction Rebellion et Scientifiques en Rebellion, organisent une grande marche, avec beaucoup d’autres associations et collectifs ami.e.s, avec des membres de la communauté médicale, de la communauté scientifique. Cette marche sera une marche vivante, son nom : ‘Printemps Bruyant’. Elle aura lieu le samedi 5 avril et vise à rendre visible le rôle central des pesticides dans la crise écologique et sanitaire en nous appuyant sur des scientifiques d’instances reconnues comme l’INRAE, l’INSERM, le CNRS et le MNHN.
Plus d’infos ici.


Agriculture industrielle, on arrête tout et on réfléchit !
de Jacques Caplat


Face aux crises de l’agriculture contemporaine, comment concevoir un système agricole respectueux des êtres humains comme des limites planétaires ?

Plus d’infos sur le site de l’éditeur

Agenda : rencontre avec l’auteur à Paris ce 5 mars.


Merci à Maya pour ce beau champ de coquelicots!
N’hésitez pas nous envoyer des images de notre merveilleux emblême


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


À l’heure où l’on soupçonne les pesticides d’être en grande partie responsables de la hausse du nombre de cancers du pancréas ; où une étude de l’IFREMER démontre que les huîtres creuses sont vulnérables aux pesticides, ce qui les affectent sur plusieurs générations ; et où un rapport récent de France stratégie estime que la consommation de l’eau douce renouvelable, qui a pourtant diminué en dix ans de 14%, devrait doubler d’ici 2050 ;

Toutes et tous bénévoles, poursuivons nos efforts pour l’interdiction des pesticides de synthèse, pour la préservation des ressources naturelles et pour une alimentation saine !


Les sénateurs et sénatrices ont voté la réautorisation de l’épandage de plusieurs néonicotinoïdes en France…

  • … malgré les effets toxiques reconnus par l’ensemble de la communauté scientifique de ces pesticides.
  • … et malgré l’interdiction formelle des néonicotinoïdes votée en France et en Europe il y a plus de 7 ans.


Les Coquelicots soutiennent l’Appel lancé par nos camarades de Pollinis pour faire pression sur nos élus et élues. Un vote au Sénat ne signifie pas que la réautorisation de ces poisons sera effective. Signer cet Appel a encore du sens.
Ensemble, faisons barrage à l’agro-industrie et empêchons que les pesticides tueurs d’abeilles soient ré-autorisés en France !


Il y a environ un an, les Mutuelles pour la santé planétaire publiaient une tribune : « Pesticides : Tirons du drame de l’amiante des leçons pour l’avenir”. Les Coquelicots de Paris avaient salué cette prise de position. Ce texte avait été rédigé suite à un colloque au Sénat où six demandes avaient été formulées et adressées au premier ministre (incluant l’application de la règlementation sur les pesticides et l’application de la loi EGALIM). Un rendez-vous avec Gabriel Attal était prévu en juin, que la dissolution a annulé, et la même histoire s’est reproduite avec Michel Barnier. Résultat, depuis un an, ce réseau de mutuelles demandent à être reçues mais ne l’ont pas été. 

Une seconde tribune vient de paraître qui insiste auprès du nouveau gouvernement sur la grande nécessité de passer enfin à l’action. Le principe est simple : ne répétons pas avec les pesticides les mêmes fautes ayant généré plus de 100 000 décès à cause de l’amiante en France.


Rappelons-nous : le 17 janvier, une partie du Sénat a voté pour supprimer les crédits de l’Agence bio (2,9 millions d’euros). La ministre de l’agriculture, Annie Genevard, avait alors rendu un « avis de sagesse », ni favorable ni défavorable, à cette mesure. Une juste réaction s’était ensuivie pour protester contre une telle suppression, comme cette pétition d’Agir pour l’environnement, que les Coquelicots de Paris avaient bien entendu signée. 
Heureusement, « Le gouvernement ne supprime pas l’Agence bio », a déclaré à l’AFP, lundi 27 janvier, la ministre de l’Agriculture. Oui, heureusement. Mais ce rétropédalage a l’allure d’un sursis. Une table ronde avec les acteurs de la filière est annoncée, sans préciser à quelle échéance se tiendrait cette concertation. Il est légitime de s’inquiéter de l’avenir de cette agence. Alors Inquiétons-nous, restons vigilants et surtout continuons de soutenir le développement et la promotion de l’agriculture biologique! 


Nous l’entendons et nous le constatons : l’ensemble du cycle biologique est en péril. Les espèces sauvages sont menacées, le vivant perd sa diversité, les pollinisateurs se raréfient. Un chiffre pour illustrer ce déclin : dans le monde, 1 million d’espèces sur les 8 millions estimés, est menacé d’extinction (ONU, 6 mai 2019). Mais pour quelles raisons ? Bien sûr il y a les pesticides de synthèse qui tuent massivement leurs « espèces-cibles » et polluent les milieux, mais il y a aussi la déforestation, l’urbanisation et le changement climatique. Ces phénomènes d’origine humaine suppriment aussi bien les habitats que les sols, aussi bien la chaîne alimentaire que la pollinisation. Les monocultures prennent trop de place, la surpêche épuise les ressources et toute forme de surexploitation de notre environnement réduit le nombre d’individus de chaque espèce.
Nous poursuivons ici un cycle d’articles réunissant quelques données chiffrées et sourcées sur cette douloureuse tendance. Ce dossier comptera quatre étapes. 
Ce mois-ci, notre deuxième article : le déclin dans les milieux humides et aquatiques.

Un chiffre moins alarmant pour terminer : finalement, sur les 4 indices de Planète Vivante (terrestre, marine, mondial, eau douce), l’indice de faune marine est celui qui a le moins diminué ces 50 dernières années avec 56% de baisse moyenne des populations contre 73% pour l’indice mondial. Cela s’explique par les politiques volontaristes de quotas de pêche et de protection des milieux marins.
Comme quoi, certaines bonnes décisions payent (ou diminuent le désastre en cours, c’est selon) ! 
Nous connaissons les solutions pour enrayer la destruction du vivant : empêcher le pillage des ressources naturelles, sanctuariser de vastes zones à l’échelle planétaire et, comme toujours, exiger des réglementations éco-responsables. Continuons la lutte, tout simplement. 


Les Coquelicots de Paris se sont entretenus avec Nicolas Bourbon, co-animateur du groupe « Environnement, écologie et droit » à la Ligue des droits de l’Homme. Il nous parle de la relation entre la LDH et l’écologie, de leurs actions mais aussi de l’attitude du gouvernement envers les militants écologistes.­


C’était en décembre dernier, l’Ecole Sup de V à Paris organisait un forum des associations. Les Coquelicots y étaient. Quelques images autour de notre stand. ­


Kepone
de Philippe Godoc


Les polars aussi peuvent permettre de mieux comprendre les méfaits des pesticides ! En voilà un (en poche depuis quelques mois) qui nous amène à mieux saisir les ravages du chlordécone (appelé aussi « képone »). Ce pesticide hautement cancérigène a été répandu sur les bananeraies des Antilles pendant des décennies et a rendu ces terres toxiques pour des siècles. Le héros fictionnel de ce roman documente minutieusement cette affaire vertigineuse.

Plus d’infos sur le site de l’éditeur


­Merci à Corinne pour cette étonnante photo de coquelicot!
N’hésitez pas nous envoyer des images de notre merveilleux emblême.­


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.


Une nouvelle année sans pesticides ? Un 2025 écologique ? C’est que nous aimerions vous souhaiter. Sincèrement, c’est ce que nous vous souhaitons du fond du cœur. Seulement, voilà, comment nous réjouir vraiment ? Voyez le bilan 2024 : encore un record battu avec une année la plus chaude de l’Histoire ; des mobilisations payantes de la part de syndicats promoteurs de la chimie de synthèse ; des attaques contre des institutions dédiées à la sauvegarde de l’environnement (contre l’INRAE ici, contre l’Office français de la Biodiversité là) ; de possibles baisses de subventions pour les acteurs de la transition écologique, des livres climato-sceptiques dans les meilleures ventes et un lobby toujours actif pour la réautorisation des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles et autres insectes pollinisateurs. Le tableau actuel est très (très) loin d’être réjouissant.
Et pourtant, notre lutte continue. Il n’y a aucune raison de s’arrêter là.

Il va donc de soi que, toutes et tous bénévoles, nous poursuivrons nos efforts pour l’interdiction des pesticides de synthèse et pour une alimentation saine.

Alors, oui, malgré tout, une bonne année 2025 sans pesticides !


Lors des 19 et 20 octobre aux journées d’automne de la bio à Lorient pour fêter les 20 ans de l’association Bioconsom’acteurs, a été lancé L’Appel de Lorient.
Des dizaines d’organisations et élu.es y ont réaffirmé le rôle majeur et unique que joue l’agriculture et l’alimentation bio, couplés au commerce équitable, dans la préservation du vivant.
Cette réaffirmation c’est traduite dans un appel rédigé collectivement. Il est à lire sur le site de Générations futures.


Nous avons été questionnés dernièrement par une sympathisante, Régine :« Mais pourquoi avez-vous arrêté le mouvement des coquelicots ? »
Merci Régine pour cette question. Elle nous permet de revenir sur les circonstances de la création de notre association, Coquelicots de Paris :
Fabrice Nicolino et ses amis, qui ont lancé l’appel « Nous voulons des coquelicots » pour l’interdiction des pesticides de synthèse l’été 2018, s’étaient donné deux ans pour réussir : collectes de signatures et rassemblements tous les premiers vendredis du mois devant plus de 600 mairies. En septembre 2020 ils avaient donc déposé 1 200 000 signatures au ministère de l’Environnement, en vain vous le savez. L’équipe a alors proposé de lancer « Nous voulons des paysans » et d’organiser 1000 banquets à l’été 2021. Mais le COVID a brisé cette dynamique et le mouvement a dû hiberner. La plupart des groupes locaux ont disparu. Dommage!
En mai 2022, un groupe d’irréductibles Parisiennes et Parisiens a décidé de créer Coquelicots de Paris et de lancer une nouvelle pétition contre les pesticides mais aussi pour une alimentation saine pour toutes et tous. L’apport de nombreux bénévoles nous permet de développer notre mission d’information: soirées-débats, tractages, rassemblements, partenariats.
S’il n’y a plus autant de groupes locaux « Nous voulons des Coquelicots », nous ne sommes pas seuls : nous agissons de concert avec d’autres associations comme Pollinis ou Secrets toxiques, sommes membres de France Nature Environnement et essayons de recréer un réseau avec les autres groupes de coquelicots toujours existants.
Comme vous le voyez, nous n’avons jamais voulu arrêter le mouvement.
Merci pour votre soutien.
Bien à vous


Pour préserver notre indépendance et notre capacité d’action, nous ne voulons ni subventions, ni sponsors. Nous comptons uniquement sur l’appui de nos sympathisants.
C’est pourquoi nous avons lancé une nouvelle collecte pour la saison 2024-2025.
Grâce à vos dons l’an dernier, nous avons pu organiser deux réunions-débats, participer à de nombreux événements avec notre stand mais aussi éditer et diffuser 10 000 tracts et flyers ainsi que 4500 cartes postales.
En septembre, nous avons entamé un cycle de l’eau dont vous pouvez voir les premiers résultats sur YouTube.
De nouveau, nous comptons sur votre aide pour pouvoir organiser de nouvelles réunions-débats à propos des pesticides et de notre alimentation, tout en continuant à imprimer et diffuser tracts et cartes postales dans toute la France.


Nous l’entendons et nous le constatons : l’ensemble du cycle biologique est en péril. Les espèces sauvages sont menacées, le vivant perd sa diversité, les pollinisateurs se raréfient. Un chiffre pour illustrer ce déclin : dans le monde, 1 million d’espèces sur les 8 millions estimés, est menacé d’extinction (ONU, 6 mai 2019). Mais pour quelles raisons ? Bien sûr il y a les pesticides de synthèse qui tuent massivement leurs « espèces-cibles » et polluent les milieux, mais il y a aussi la déforestation, l’urbanisation et le changement climatique. Ces phénomènes humains suppriment aussi bien les habitats que les sols, la chaîne alimentaire que la pollinisation. Les monocultures prennent trop de place, la surpêche épuise les ressources et toute forme de surexploitation de notre environnement réduit le nombre d’individus de chaque espèce.
Nous inaugurons ici un cycle d’articles réunissant quelques données chiffrées et sourcées sur cette douloureuse tendance. Ce dossier comptera quatre étape.
Ce mois-ci : le déclin des insectes et des oiseaux.

Les insectes
La masse d’insectes sur Terre baisse de 2.5% par an depuis 1994
(WWF, Biological Conservation, IPBES en 2024)

Les oiseaux
Disparition de 30 % des oiseaux des champs en France en 15 ans
(Unité mixte de service PatriNat, 2019) et de 28% des oiseaux des villes depuis 1989(MNHN, 2021)

Un chiffre moins alarmant pour terminer, cela concerne les oiseaux forestiers : Après un fort déclin dans les années 1990, la tendance est stable depuis l’an 2000. Ce bilan moins défavorable que pour les oiseaux urbains et agricoles s’explique par la progression globale de la surface forestière en France suite à l’abandon des cultures ou de l’élevage sur un territoire (la « déprise agricole ») et à une gestion forestière qui tend à laisser davantage de bois mort dans les forêts (MNHN, 2021).
Comme quoi, certaines bonnes décisions payent! Nous connaissons les solutions pour enrayer la destruction du vivant : encourager les initiatives bio, adopter des démarches de décroissance et exiger des réglementations éco-responsables. Continuons la lutte, tout simplement.


Les Coquelicots de Paris sont allés rencontrer Yara Costa Pereira, talentueuse réalisatrice et artiste mozambicaine.

Nous avons une pensée pour elle et ses compatriotes alors que le nord du Mozambique où elle réside a subi, comme à Mayotte, les ravages du cyclone Chido


C’était le 14 novembre dernier, l’Ecole d’arts plastiques de Condé organisait une Journée d’Engagement Citoyen. Les Coquelicots y étaient. Quelques images autour de notre stand.


La disparition du vivant et moi
de Hélène Grosbois
Illustrations de Amandine Lesay
­
Cet ouvrage synthétise l’histoire du Vivant et de sa disparition, le problème éthique et philosophique lié et les solutions adaptées, par le biais d’une approche systémique, seule valable face aux défis contemporains. Plusieurs pages sont consacrées aux pesticides de synthèse. Ces derniers sont ici en très bonne place dans le panthéon désastreux des causes du déclin de la biodiversité !
Plus d’infos sur le site de l’éditeur.


Merci aux dessinateurs, jeunes ou pas, qui nous ont offert un peu de leur temps et de leur talent pour dessiner notre emblème !


Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse
Nous demandons aux élu.e.s de s’engager à voter l’interdiction des pesticides de synthèse pendant leur mandature et à favoriser une alimentation saine, du bio en plus grand nombre, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.

Pour tout contact : coquelicotsparis@yahoo.com


Les Coquelicots restent mobilisés contre les pesticides ravageurs de nature et de biodiversité !

À l’heure où nos camarades de Pollinis s’inquiètent de la possible contamination silencieuse aux pesticides de ces écrins exceptionnels de biodiversité que sont les Réserves naturelles et où d’autres camarades, cette fois de Générations futures, fustigent la manière dont les autorités EU contournent leurs propres règles afin de permettre l’utilisation de pesticides responsables de la perte massive d’insectes,

toutes et tous bénévoles, 

persévérons dans notre combat!

Pour adhérer c’est ici :
https://www.helloasso.com/associations/coquelicots-de-paris

Face à l’urgence écologique et à l’impact des pesticides sur la biodiversité comme sur notre santé, l’association Coquelicots de Paris vous invite à agir.
À la fois responsables de la destruction des écosystèmes et de la contamination de notre alimentation, les pesticides de synthèse sont un poison ; c’est pourquoi nous appelons à leur interdiction !


Pourquoi nous rejoindre ?

  • 🌱 Pour protéger la biodiversité : en demandant l’interdiction des pesticides, vous défendez les insectes pollinisateurs, les oiseaux, et toute la faune et la flore qui dépendent d’un environnement sain.
  • 🥕 Pour une alimentation saine : vous réclamez un accès pour toutes et tous à une nourriture exempte de produits toxiques, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.
  • ✊ Pour passer à l’action : votre adhésion n’est pas qu’un soutien financier, c’est un engagement personnel pour un avenir meilleur. Ensemble, nous
    pouvons bouger les lignes !

En tant qu’adhérent·e :

  • Vous recevez chaque mois notre infolettre pour rester informé·e des actualités et avancées.
  • Vous êtes invité·e en avant-première à participer à nos événements, manifestations et rassemblements.
  • Vous pouvez participer à l’Assemblée générale annuelle et nous partager vos idées et commentaires afin de façonner avec nous l’avenir de l’association.

Pour seulement 5€, vous pouvez contribuer à un monde sans pesticides, plus
respectueux de la nature et de notre santé 🌺


Grande figure de l’écologie, Hervé Kempf, rédacteur en chef du média en ligne Reporterre nous a fait l’honneur de répondre à quelques questions. Vidéo à ouvrir ici-même.
Rappelons qu’une BD adaptée de son livre « Comment les riches ravagent la planète » vient de paraître au Seuil, avec Juan Mendez au dessin.


Qu’est-ce que c’est ?
Les PFAS – à prononcer « péfasse » – ou Per et poly Fluoro AlkyléS, sont une famille de plusieurs milliers de molécules très utilisées par l’industrie depuis les années 1950, en raison de leurs propriétés anti-adhésives, anti-feu, et imperméabilisantes. On les retrouve ainsi dans de multiples usages courants : revêtements de poêles, mousses anti-incendie, emballages alimentaires, cosmétiques, textiles résistants à la chaleur, pesticides…

Qu’est-ce qui ne va pas ?
Très résistantes à l’usage, les PFAS sont aussi logiquement très persistantes dans l’environnement. En effet, elles contiennent toutes des liaisons carbone-fluor, qui comptent parmi les liaisons chimiques les plus stables de la chimie organique. Autrement dit, elles ne se dégradent pas, même après utilisation et dispersion dans l’environnement (air, eau, sol, sédiments). C’est même pire puisque ces « polluants éternels » sont alors transportés sur de longues distances, affectant tous les milieux qu’elles traversent.
Les études sur les potentiels effets des PFAS sur la santé sont très nombreuses mais présentent des degrés de certitude divers. Quatre effets potentiels sont fréquemment cités : la diminution de la réponse immunitaire à la vaccination, la dyslipidémie (anomalie lipidique due à du cholestérol et/ou des triglycérides élevés), la baisse du poids de naissance, l’augmentation du risque de cancer du rein. D’autres effets sont aussi suspectés : maladies thyroïdiennes, troubles de la reproduction, effets hépatiques, hypertension…
L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a considéré que 4 PFAS devaient faire l’objet d’une attention particulière car ils présentent les plus grands risques pour la santé (PFOA, PFNA, PFHxS, PFOS) mais au total 20 PFAS sont réglementés. Il existe donc des solutions techniques pour les détecter, les quantifier et les traiter.

Le cas de l’eau potable
Depuis le 1er janvier 2023, les PFAS sont à prendre en compte dans les exigences de qualité de l’eau distribuée : la somme des 20 PFAS réglementés ne doit pas excéder la limite de qualité de 0,1 mg/L pour que l’eau soit conforme aux normes.
En cas de dépassement, des unités mobiles de traitement et des filtres à charbon actif peuvent être mis en place et dans l’urgence, les Agences Régionales de Santé peuvent décider de stopper la distribution de l’eau.
En septembre 2024, la cellule investigation de radio France et France Bleue a mené une enquête sur les contaminations des eaux du robinet : sur les 89 échantillons prélevés dans des zones à risque (usines à proximité), 43% contiennent des PFAS et 30% des PFAS interdites ou classées comme cancérogènes.
Au niveau international, l’enquête collaborative « Forever Pollution Project » a permis de recenser entre 2003 et 2023 près de 23 000 sites où une contamination a été détectée (>10 ng/L) et plus 2 300 « hot spots » où la concentration détectée atteint un niveau que les experts estiment dangereux pour la santé (100 ng/L).
Aussi, la réglementation européenne est-elle un premier pas mais sa mise en œuvre reste inachevée et les risques sur la santé persistent dans un bien commun pourtant nécessaire à la vie : l’eau.


Sécheresses, inondations, mégabassines, pollutions aux pesticides… l’eau est plus que jamais au cœur de l’actualité. Coquelicots de Paris a donné la parole le mois dernier à quelques spécialistes pour nous éclairer sur les causes, les effets et nous ouvrir des perspectives.
Extraits et ambiance en vidéo ici
Merci encore à nos invité.e.s :
Benoît Biteau, député Ecologiste et social de Charente-Maritime
Lucie Boutez, de l’association On est prêt
Éric Gaume, hydrologue à l’Ecole des Ponts ParisTech
Vincent Lucchese, journaliste à Reporterre
Et merci à l’Académie du climat pour son accueil!


Pour préserver notre indépendance et notre capacité d’action, nous ne voulons ni subventions, ni sponsors. Nous comptons uniquement sur l’appui de nos sympathisants.
C’est pourquoi nous avons lancé une nouvelle collecte pour la saison 2024-2025.
Grâce à vos dons l’an dernier, nous avons pu organiser deux réunions-débats, participer à de nombreux événements avec notre stand mais aussi éditer et diffuser 10 000 tracts et flyers ainsi que 4500 cartes postales.
En septembre, nous avons entamé un cycle de l’eau dont vous pouvez voir les premiers résultats sur YouTube.
De nouveau, nous comptons sur votre aide pour pouvoir organiser de nouvelles réunions-débats à propos des pesticides et de notre alimentation, tout en continuant à imprimer et diffuser tracts et cartes postales dans toute la France.

Pour nous soutenir dans nos actions, c’est ici :  
https://fr.ulule.com/reunions-pesticides—alimentation/


Les plantes de service
Vers de nouveaux agroécosystèmes

de Caroline Djian-Caporalino, Claire Caravel et Anne‑Violette Lavoir (Quae, 2024)

Diminuer la dépendance des cultures aux intrants est essentiel pour adopter une agriculture plus durable et plus respectueuse de l’environnement et de la santé. Une des solutions est d’optimiser les services écosystémiques en augmentant la diversité fonctionnelle des plantes au sein, ou autour, des agrosystèmes. Dans ce contexte de transition agroécologique, l’utilisation de plantes de services est une méthode prometteuse et originale.


Comme Christiane et son chat,
envoyez-nous vos photos de coquelicots!

Retrouvez sur Greenvoice l’Appel des Coquelicots de Paris.

Pour tout contact : coquelicotsparis@yahoo.com


Les Coquelicots restent mobilisés contre les pesticides ravageurs de nature et de biodiversité !

À l’heure où des enfants peuvent contracter des leucémies parce que leurs mères ont été exposées aux pesticides durant leur grossesse et où un organisme français, la CIRAD, qui dit « œuvrer depuis 60 ans en faveur du développement d’une agriculture et d’une alimentation durable », confirme avoir enfoui en Martinique sur des terrains lui appartenant des produits phytosanitaires dangereux pour la nature,  

toutes et tous bénévoles, 

persévérons dans notre combat!

Pour adhérer c’est ici :
https://www.helloasso.com/associations/coquelicots-de-paris

Sécheresses, inondations, mégabassines, pollutions aux pesticides… l’eau est plus que jamais au cœur de l’actualité. Coquelicots de Paris donne la parole à quelques spécialistes pour nous éclairer sur les causes, les effets et nous ouvrir des perspectives.
Cette table ronde sera précédée de la diffusion d’un documentaire portant sur les enjeux vitaux de l’eau.
Nos invité.e.s :
Benoît Biteau, député Ecologiste et social de Charente-Maritime
Lucie Boutez de l’association On est prêt
Éric Gaume, hydrologue à l’Ecole des Ponts ParisTech
Vincent Lucchese, journaliste à Reporterre
Pour finir, un temps sera consacré à l’échange entre les intervenant.e.s et le public.


Pour préserver notre indépendance et notre capacité d’action, nous ne voulons ni subventions, ni sponsors. Nous comptons uniquement sur l’appui de nos sympathisants.
C’est pourquoi nous avons lancé une nouvelle collecte pour la saison 2024-2025.
Grâce à vos dons l’an dernier, nous avons pu organiser deux réunions-débats, participer à de nombreux événements avec notre stand mais aussi éditer et diffuser 10 000 tracts et flyers ainsi que 4500 cartes postales.
En septembre, nous avons entamé un cycle de l’eau dont vous pouvez voir les premiers résultats sur YouTube.
De nouveau, nous comptons sur votre aide pour pouvoir organiser de nouvelles réunions-débats à propos des pesticides et de notre alimentation, tout en continuant à imprimer et diffuser tracts et cartes postales dans toute la France.


Mise en ligne de nouveaux extraits vidéo de la table ronde que les Coquelicots de Paris ont organisée le 19 septembre dernier au Pavillon Carré de Baudouin à Paris : « Le scandale de l’eau – Quelle eau buvons-nous ?« 
Avec Paule Benit (chercheuse), Karine Jacquemart (Foodwatch), Chloé Sagaspe (conseillère de Paris) et Benjamin Ball (Bio Consom’acteurs).


Début 2024, Le Monde révèle que 97 % des eaux souterraines françaises sont contaminées par des pesticides ou par ces molécules issues de leur dégradation – les métabolites. Nombre d’entre eux sont suspectés d’être cancérigènes, voire mutagènes, d’attaquer le système nerveux central et le foie, ou encore d’être des perturbateurs endocriniens. Autant vous dire qu’il y a là une sérieuse menace.
Quand leur nocivité est prouvée ou qu’a contrario des données scientifiques manquent pour établir leur inoffensivité, ils sont classés « pertinents » à surveiller et/ou à limiter par l’ANSES. Leur concentration est ainsi fixée à 0,1 µg/l pour une substance individuelle « pertinente », à 0,9 µg/L pour celle dite « non pertinente » et à 0,5 µg/l pour la somme des métabolites.
Etonnamment, alors que Le Monde indique que 20 % des nappes affichent des taux supérieurs aux seuils réglementaires de qualité, les captages de ces dernières ne sont pas forcément fermés ou même traités. En effet, l’ANSES précise que les seuils règlementaires sont des indicateurs de qualité et non de risque sanitaire puisqu’ils ne sont pas élaborés sur la base de la toxicité des substances. Selon l’agence, leur dépassement n’entraînerait pas de risque immédiat pour la santé – par conséquent aucune restriction sur les usages de ces eaux-là n’est prise.
De même, les métabolites du chlorothalonil, fongicide très utilisé depuis les années 1970 et interdit depuis 2019, car hautement toxique pour l’environnement et classé « cancérogène probable », ont particulièrement intéressé l’opinion publique. Interrogée sur France info, l’hydrologue Emma Haziza explique que l’alerte sur ce métabolite a été donné par la Suisse dès 2013 suite à son identification dans 60% des eaux distribuées là-bas. L’usage du chlorothalonil est alors interdit et les métabolites sont classés « pertinents » par les autorités suisses mais SYNGENTA, qui commercialise la substance, porte plainte. Le gouvernement doit alors ruser pour arriver à en réduire la présence (hausse de 75% des factures d’eau pour financer les traitements a été créée). Et en France, alors ? Après 2 ans de recherche sur 300 sites français, l’ANSES a révélé la présence de métabolites du chlorothalonil dans plus de 50% des eaux traitées (2023).
De plus, le Syndicat des Eaux d’Ile de France (SEDIF) a indiqué que 3 de leurs 4 millions d’usagers reçoivent une eau non conforme avec des taux de métabolites jusqu’à 5 fois supérieurs aux seuils règlementaires. Cependant, la solution à cet énorme problème est baroque : on en a eu l’illustration dans un reportage de France 24 où le 1er Vice-président du SEDIF a indiqué ainsi que face à la non-conformité de l’eau qu’il gérait : « ce que semblent trouver les pouvoirs publics, c’est de remonter la norme pour que l’eau soit conforme » et la journaliste de lui demander : « Et vous trouvez ça normal ? ». « Non, mais ça a déjà été fait deux fois », lui a-t-il avoué.
Alors certes, certaines communes aident les agriculteurs situés près des zones de captation à réduire les pesticides de synthèse mais dans toutes les autres, alors ? Faut-il fuir l’eau du robinet pour l’eau en bouteille ? Eh bien, pas vraiment. Les métabolites sont très mobiles et, début 2024, Evian s’est retrouvé obligé de filtrer son eau pour faire face aux taux élevés de bactéries et de métabolites à la source. Et d’ailleurs de grands groupes comme Nestlé ont caché pendant des années qu’ils traitaient une eau qui n’avait plus rien de « minérale naturelle ».
On peut toujours construire des usines de traitement plus performantes, mais nous pensons plutôt que la possibilité technique de filtration ne doit pas empêcher les pollueurs des sols, qu’ils soient industriels ou agriculteurs, à faire des efforts. Sans oublier que ce sont les choix de consommation de notre société qui favorisent l’agriculture industrielle, cette agriculture-là dont les produits polluent les eaux et dont l’irrigation accentue la migration des métabolites dans les nappes. Chacun selon ses responsabilités doit prendre sa part dans ce combat pour que l’eau redevienne un jour enfin saine.

Résultat de l’analyse d’un prélévement d’eau dans la commune d’une camarade des Coquelicots dans la Marne


Nous étions à l’Eco-village de Belleville le samedi 12 octobre. 
Retour en vidéo sur ce rassemblement durable et solidaire ici


Les Coquelicots de Paris étaient aussi sur la Place de la république à Paris le 12 octobre à l’appel de Bio Consom’acteurs. Retour en vidéo sur ce rassemblement ici.


Face à l’urgence écologique et à l’impact des pesticides sur la biodiversité comme sur notre santé, l’association Coquelicots de Paris vous invite à agir.
À la fois responsables de la destruction des écosystèmes et de la contamination de notre alimentation, les pesticides de synthèse sont un poison ; c’est pourquoi nous appelons à leur interdiction !


Pourquoi nous rejoindre ?

  • 🌱 Pour protéger la biodiversité : en demandant l’interdiction des pesticides, vous défendez les insectes pollinisateurs, les oiseaux, et toute la faune et la flore qui dépendent d’un environnement sain.
  • 🥕 Pour une alimentation saine : vous réclamez un accès pour toutes et tous à une nourriture exempte de produits toxiques, accessible partout et en particulier dans toutes les cantines scolaires et administratives.
  • ✊ Pour passer à l’action : votre adhésion n’est pas qu’un soutien financier, c’est un engagement personnel pour un avenir meilleur. Ensemble, nous
    pouvons bouger les lignes !

En tant qu’adhérent·e :

  • Vous recevez chaque mois notre infolettre pour rester informé·e des actualités et avancées.
  • Vous êtes invité·e en avant-première à participer à nos événements, manifestations et rassemblements.
  • Vous pouvez participer à l’Assemblée générale annuelle et nous partager vos idées et commentaires afin de façonner avec nous l’avenir de l’association.

Pour seulement 5€, vous pouvez contribuer à un monde sans pesticides, plus
respectueux de la nature et de notre santé 🌺


Manuel de riposte écologique
Jeremy Bismuth
(Tana, 2024)

30 arguments sont ici passés au crible, abordant les principales thématiques écologiques : biodiversité, agriculture, climat, énergie… Un dialogue s’instaure entre un anti-écolo forcené et une seconde voix, méthodique et impertinente, qui déconstruit son raisonnement et balaie les prétextes à l’inaction.

Et toujours disponible à la commande, la BD de nos amies de Secrets toxiques


« Pourquoi ils enlèveraient les pesticides puisque les gens achètent quand-même. Une idée : il faudrait boycotter les achats de fruits et légumes 15 jours tous les 3 mois, dans le monde entier et tous en même temps. Il n’y a qu’en cessant d’acheter que cela les aiderait à comprendre. MARRE DE DÉPENSER pour s’empoisonner !!
Faisons…
Ce n’est pas 500 millions de personnes qui vont avoir raison de 7,5 milliards !
Bien à vous et bien cordialement à vous tous. »

Brigitte


Comme Caroline, envoyez-nous vos photos de coquelicots!

Les coquelicots ont aussi fleuri à l’Appel de La Rochelle le 12 octobre dernier!

Retrouvez sur Greenvoice l’Appel des Coquelicots de Paris.

Pour tout contact : coquelicotsparis@yahoo.com


À l’heure où les témoignages continuent de s’accumuler sur les conséquences des pesticides pour la santé des agriculteurs et où l’on apprend (sans surprise) que l’industrie agrochimique donne dans le fichage à grande échelle de personnalités gênantes pour ses néfastes activités, toutes et tous bénévoles, persévérons dans notre combat!

Pour signer et rejoindre cet Appel c’est ici.

Les Coquelicots seront à Paris à 14h samedi 12 octobre ! 

Le samedi 12 octobre, Les Coquelicots de Paris seront également présents à Belleville durable et solidaire ! Avant ou après la Marche pour l’alimentation, venez donc nous retrouver à notre stand. Une journée en plein air, festive et engagée, entièrement dédiée aux questions environnementales et de transition écologique.

Pour nous soutenir dans nos actions, c’est ici :  

C’est ici

Pour commander cet album de l’association Secrets toxiques, c’est ici

À l’heure où d’éminents biologistes proclament à raison que « les coûts de santé publique engendrés par les pollutions agricoles et industrielles dépassent de beaucoup les gains de pouvoir d’achat par lesquels on les justifie » et où la justice refuse de poursuivre les sociétés impliquées dans le scandale de l’Agent orange
(lire la tribune de nos amis de Vietnam Dioxine), 

toutes et tous bénévoles, persévérons dans notre combat!

Pour préserver notre indépendance et notre capacité d’action, nous ne voulons ni subventions, ni sponsors. Nous comptons uniquement sur l’appui de nos sympathisants. 

C’est pourquoi nous venons de lancer une nouvelle collecte pour la saison 2024-2025. 

Pour nous soutenir dans nos actions, c’est ici : 
https://fr.ulule.com/reunions-pesticides—alimentation/

Ou via le QR code ci-dessous.

Grâce à vos dons l’an dernier, nous avons pu organiser deux réunions-débats, participer à de nombreux événements avec notre stand mais aussi éditer et diffuser 10 000 tracts et flyers ainsi que 4500 cartes postales.

De nouveau, nous comptons sur votre aide pour pouvoir organiser de nouvelles réunions-débats à propos des pesticides et de notre alimentation, tout en continuant à imprimer et diffuser tracts et cartes postales dans toute la France.

MERCI à vous!

https://www.youtube.com/channel/UCJ4bwK8rJ5mxtyze-sCFTDA

Intervenants :

Paule Benit, chercheuse biochimie et biologie moléculaire, INSERM

Chloé Sagaspe, vice-présidente de la Commission environnement, climat et biodiversité du Conseil de Paris

Benjamin Ball, association Bio Consom’acteurs

Tribune pour une marche de l’alimentation

Le 12 octobre 2024 marque un rendez-vous incontournable pour toutes celles et tous ceux qui partagent la vision d’une alimentation durable, qui permette une vie digne et saine pour toutes et tous, de la production à la transformation, de la distribution à la consommation.
Rejoignons-nous à travers toute la France le samedi 12 octobre à partir de 14 heures pour la Marche pour l’Alimentation, un événement d’une ampleur nationale dédié à la transformation en profondeur de notre système alimentaire en partant de toutes celles et ceux qui tentent déjà avec courage et fierté chaque jour de construire et renforcer l’alternative à l’agro industrie.

Paysans et paysannes, transformateurs et transformatrices, épiciers et épicières, cuisiniers et cuisinières, distributeurs et distributrices spécialisées, bénévoles de l’aide alimentaire, consommateurs et consommatrices, nous sommes déjà des millions à agir au quotidien pour qu’advienne une révolution par l’assiette, une révolution solidaire écologique et démocratique par et pour le plus grand nombre.

Hippocrate disait que nous sommes ce que nous mangeons. Nos choix de productions et de consommation alimentaires peuvent contribuer à un monde meilleur.
Soyons la solution plutôt que le problème.
Soyons la régénération plutôt que la destruction.
Soyons la solidarité et la coopération plutôt que l’exploitation et le profit.
Soyons la sobriété plutôt que le pillage et le gaspillage.

La Marche de l’Alimentation est bien plus qu’un simple défilé. C’est une manifestation conviviale et solidaire pour porter les grandes revendications déjà exprimées par les acteurs et actrices de plaidoyer.
Ensemble, nous pouvons provoquer un changement positif, et inspirer un véritable mouvement en faveur d’une alimentation durable.

1. La bio pour toutes et tous à travers une sécurité sociale de l’alimentation

2. Une aide alimentaire immédiate, pour les ménages les plus précaires et les étudiant•es sous forme de chèques alimentation utilisable pour les produits bios locaux  équitables 

 3. Un million de paysannes et de paysans pour prendre soin de la terre et nourrir la population par l’agroécologie, sans pesticides et sans ogm

 4. L’arrêt du gaspillage alimentaire, du suremballage et des contenants à usage unique

 5. Plus de végétal dans notre alimentation en commençant par la restauration collective avec une vraie alternative végétarienne à tous les repas

 6. Une agronomie qui respecte le cycle de l’eau et respecte son partage. Un moratoire sur les bassines

 7. Stop à l’artificialisation des sols et pour une amélioration de la vie des sols

 8. Luttons contre les faux labels comme HVE qui trompent les consommateurs et consommatrices.

 9. Une politique de protection des pollinisateurs

 10. Pour une juste rémunération de tous les acteurs et toutes les actrices de la production

 11. Renforçons l’autonomie alimentaire en généralisant la plantation de comestibles en milieu urbain et péri-urbain, avec une nouvelle politique foncière pour l’installation massive de maraîchers et petits éleveurs autour des agglomérations (ceinture verte)

12 Soutien aux peuples autochtones contre la déforestation et l’expulsion de leurs terres

https://reseauactionclimat.org/analyse-de-la-legislature-2022-2024-les-positions-des-principaux-blocs-politiques-sur-10-mesures-concretes-sur-lecologie-et-la-justice-sociale/‌‌

Accueil

pour recevoir l’infolettre intégrale chaque mois, pour tout contact : coquelicotsparis@yahoo.com

_________________________________________________________________________________Coquelicots de Paris se joint à cet appel de Action Justice Climat.

À l’heure où existent des alternatives non-polluantes et crédibles à la chimie de synthèse comme l’atteste cette émission de la Terre au carré sur France Inter,

Soirée-débat avec Evelyne Boulongne (@AMAP IdF), Ellen Beaurin Gressier (Terre de liens Île-de-France), Rémi Seingier (Confédération paysanneIdF), Laurent Karpoff (Biocoop), Antoinette Guhl (sénatrice de Paris), Lila Djellalii (adjointe maire du 20e).

le lien pour voir l’Infolettre intégrale :

https://a9d1u.r.a.d.sendibm1.com/mk/mr/sh/OycXxko2a8zXNWXmnGhdgImD/HmCnr9cGevPt

Screenshot
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https://www.youtube.com/watch?v=RsPfzlHOjNM

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Les SDHI (Succinate DeHydrogenase Inhibitor) sont des fongicides utilisés en Europe depuis les années 2010. Ils inhibent l’enzyme SDH, chargée de transformer les nutriments et l’oxygène en énergie, pour tuer les cellules des champignons et moisissures. Seulement voilà, les SDHI ne font pas le tri et s’attaquent à l’ensemble du vivant, végétaux, animaux, humains. 

Alertée dès 2017 de leur toxicité sur l’homme par Pierre Rustin (CNRS) et Paule Bénit (Inserm), spécialistes des maladies liées à la SDH, l’ANSES, qui évalue la toxicité des produits avant leur mise sur le marché, a mené des études pendant plus de 3 ans et conclu par deux fois à l’absence d’alerte sanitaire. Pourtant, les collectifs de 9 puis de 450 scientifiques qui ont signé contre les SDHI persistent dans leur alerte. Ils dénoncent des tests de laboratoire biaisés par la présence de glucose, qui masque le stress oxydatif mortel généré par les SDHI, et par une approche mécaniste dépassée, qui croit encore que seule la dose fait la toxicité quand les recherches récentes montrent que le moment d’exposition (pendant la grossesse notamment), l’environnement ou l’état de santé des sujets sont cruciaux (les personnes atteintes d’Alzheimer sont plus touchées). Fabrice Nicolino, auteur d’un livre-enquête sur les SDHI publié en 2019, souligne également le manque de compétence des membres du groupe de recherche monté par l’ANSES, (surtout depuis la démission, pour cause de désaccords, des deux chercheuses appartenant aux lanceurs d’alerte), les conflits d’intérêt qui traversent l’agence et son malaise à devoir vérifier la toxicité d’un produit qu’elle a elle-même autorisé. 

La toxicité des SDHI n’est pas encore clairement prouvé sur l’Homme mais elle l’est sur les vers, les abeilles et les rongeurs (déclaration de cancers) ; l’ANSES rassure mais abaisse les seuils autorisés et interdit l’isopyrazam en 2022. Face à ces incertitudes, Paule Bénit, Pierre Rustin, Fabrice Nicolino, Pollinis… en appellent au principe de précaution car mieux vaut prévenir que pleurer les morts.

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pour tout contact et s’abonner à l’infolettre : coqelicotsparis@yahoo.com

Parce que nous aussi nous voulons une alimentation saine, au juste prix, pour toutes et tous, les Coquelicots de Paris répondent présents à l’appel du Groupe Uni-Terre!

#1000 banquets

Partout dans le pays ce samedi 30 mars, se tiendront des banquets populaires. 

À Paris, le banquet aura lieu au parc de la Villette, avec Combat Monsanto et Bio Consom’acteurs.

Tous les détails ci-dessous :

https://www.facebook.com/events/394114556889353

Les Coquelicots de Paris vous invitent à une soirée spéciale et gratuite consacrée à toute la filière du bio :

Le jeudi 11 avril à 19h à l’Académie du climat à Paris

Salle des mariages 2 place Baudoyer – 4e arr

Réservation recommandée à coquelicotsparis@yahoo.com

Retrouvez-nous dans l’agenda de Reporterre
  • 19h : Projection du documentaire « Pas de repos pour Marco » (2023, 52′) de David Unger (Présence possible du réalisateur)
    « Portrait de Marc Mascetti, maraîcher surnommé Marco, qui cultive des légumes sans engrais ni pesticides depuis 35 ans, grâce à une méthode basée sur l’absence d’irrigation. Le documentaire suit Marco et son épouse Arlette, retraitée infirmière, dont le quotidien oscille entre aléas climatiques et bataille administrative. »

Lire la critique sur le site de Télérama

  • 20h : Table ronde entre plusieurs intervenant.es de la filière bio :
    –  Rémi Seingier agriculteur bio en Seine-et-Marne à la Fabrique végétale et membre de la Confédération paysanne Île de France
    –  Evelyne Boulongne du réseau des AMAP en Île-de-France
    –  Ellen Beaurin Gressier administratrice à Terre de Liens Île-de-France
    –  Antoinette Guhl sénatrice écologiste de Paris
    –  Lila Djellali adjointe au maire du 20e en charge de l’alimentation durable
    –  Laurent Karpoff administrateur Biocoop, sociétaire du magasin Biocoop Montrouge
Notre Appel
Retrouvez sur Greenvoicel’Appel des Coquelicots de Paris

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dernières nouvelles 

Bonjour,
Coquelicots de Paris ainsi qu’une cinquantaine d’associations (pour le moment) ont signé un Appel pour une alimentation saine, au juste prix, pour toutes et tous, que l’on peut consulter et signer ici. https://docs.google.com/…/1FAIpQLSfGHZZO8DZ…/viewform…Le collectif a vu le jour en février 2024 suite aux multiples reculs du gouvernement sur les pesticides.Après avoir salué l’arrivée à Paris de Joseph Garrigue, le marcheur de l’appel du vivant, et soutenu le rassemblement de la Confédération Paysanne samedi 2 mars, nous avons décidé d’organiser mille banquets qui se tiendront partout en France le samedi 30 mars, le dernier jour de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. 
Organisés avec l’aide des membres des différentes associations signataires de l’appel, ils seront un moment de mobilisation collective sous forme d’un repas convivial contre les pesticides et les dernières mesures prises par le gouvernement, pour une agriculture respectueuse de l’environnement.
Avec votre association ou individuellement, rejoignez-nous en signant l’appel et en organisant un banquet ou un pique-nique 
dans votre commune.
https://docs.google.com/…/1keTdnHQls7Jkc6rQISJNNdK…/edit
Uniterre
Screenshot

pour lire l’infolettre de mars intégrale :

https://a9d1u.r.sp1-brevo.net/mk/mr/sh/OycXxko2a8zXOEV9MQjq0rsj/1OTJmhk9H1ug

Les Coquelicots de Paris seront à l’Académie du climat pour recevoir Joseph Garrigue. Rejoignez-nous!

Les Coquelicots restent mobilisés contre les pesticides ravageurs de nature et de biodiversité !À l’heure où des cancers peuvent se déclarer très tôt chez les agriculteurs comme l’atteste ce témoignage et à l’heure où l’on continue de trouver dans l’eau du robinet des traces de métabolite de pesticides alors même qu’ils ne sont plus commercialisés,toutes et tous bénévoles, nous voulons nous donner les moyens de persévérer dans notre combat!
­Pour lire l’édito de Hervé Kempf c’est ici
 
Pour lire le dossier « Sortir des pesticides » de la Confédération paysanne c’est 

Lire la tribune dans son intégralité 

ICI

Les écologues de la réserve naturelle nationale de la Massane en Pyrénées-Orientales ont lancé L’appel de la forêt pour alerter la société française contre les dangers mondiaux des pesticides et se sont mis à marcher vers Paris. Faites comme ce collectif de personnalités civiles et de responsables d’associations dans Libération : Soutenez-les! https://www.facebook.com/ADLF.vivantsensemble

Torreilles (Pyrénées-Orientales). Au troisième jour de la longue marche de l’appel de la forêt initiée à la Massane, classée à l’Unesco, Joseph Garrigue et Françoise Taine conduit la longue colonne de la protestation contre l’utilisation des pesticides considérés comme un poison mondial. Ici la longue marche traverse la plaine de la Salanque, espace de maraichage.

https://fr.ulule.com/reunions-pesticides-et-alimentation

Plus d’infos sur le site de l’éditeur ici 

Pour recevoir l’infolettre mensuelle, pour tout contact : coquelicotsparis@yahoo.com

Pour lire ce rapport en intégralité

c’est par ici.

Pour en lire une synthèse,

c’est par .

Rendez-vous à https://fr.ulule.com/reunions-pesticides-et-alimentation/

Merci d’avance.

Engagez-vous! Rengagez-vous!

Vous désirez vous rendre utiles pour la planète et disposez de quelques heures disponibles ? 
Les Coquelicots ont de multiples activités à vous proposer. 

N’hésitez pas à choisir celles qui vous conviendront, au rythme qui vous conviendra, à exercer à domicile ou en extérieur :

  • dépôt de tracts et de cartes postales auprès d’associations ou de magasins amis
  • participation à nos apparitions publiques (distributions sur la voie publique, stand lors de la fête de la nature…)
  • relations avec la presse (partage de communiqués…)
  • recherche de soutien d’associations et de personnalités
  • gestion de notre page Instagram
  • organisation de réunions-débats (recherche d’un lieu, choix d’un film, contact avec les intervenants, installation)
  • cadreur/cadreuse pour nos interviews sur la chaîne YouTube
  • dessinateur/dessinatrice pour de nouveaux projets

et contactez-nous à coquelicotsparis@yahoo.com

L’association amie Pollinis lutte à juste titre contre les pesticides SDHI. 
Faisons-le savoir en signant cette pétition #StopSDHI

Au fait, c’est quoi des SDHI ? Cette vidéo va tout vous expliquer.
Exigeons la suspension immédiate des pesticides SDHI qui déciment les pollinisateurs et de nombreux organismes essentiels, et mettent en péril la santé de nos enfants!

Abonnez-vous gratuitement à notre Infolettre mensuelle intégrale à 
coquelicotsparis@yahoo.com

À l’heure où la Commission européenne a honteusement voté pour dix ans l’autorisation d’utilisation du glyphosate dans l’Union européenne, 

toutes et tous bénévoles, 

nous voulons nous donner les moyens de persévérer dans notre combat!

L’association Secrets toxiques (dont est membre Coquelicots de Paris) veut démontrer que la réautorisation du glyphosate est sans base légale. 

Toutes les explications en vidéo ici

Revivre cette table ronde en vidéo ici

Voici le lien avec notre cagnotte sur Ulule : https://fr.ulule.com/reunions-pesticides-et-alimentation/

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Pour tout contact, pour s’abonner à l’infolettre mensuelle : coquelicotsparis@yahoo.com

Les Coquelicots restent mobilisés contre les pesticides ravageurs de nature et de biodiversité!

À l’heure où la Commission européen persévère dans sa volonté de convaincre les pays-membres de reconduire pour dix ans l’autorisation du glyphosate ici et où pourtant un lien entre malformations et exposition prénatale à ce désherbant a enfin été reconnu par le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides ,

toutes et tous bénévoles, 

nous voulons nous donner les moyens de persévérer dans notre combat!

Coquelicots de Paris est une association soucieuse de sa liberté. Elle ne reçoit aucun financement institutionnel et n’a pas de mécène. Elle compte uniquement sur le soutien de ses adhérents et de ses sympathisants : vous.

Pour mener nos campagnes d’information pour la saison 2023-2024 (organisation de réunions, projections, édition de tracts et de cartes postales pour toute la France…), nous avons besoin de votre aide, même minime. Nous vivons toutes et tous une situation difficile mais, si chaque signataire de notre appel donnait quelques euros, nous bouclerions notre budget facilement. 

Voici le lien garanti par Ulule (attention il n’est valable que jusqu’au 15 novembre) : ICI

https://www.youtube.com/watch?v=Kg4GOadxafs&t=314s

Panorama de l’agriculture urbaine en Ile-de-France présenté par Laure De Biasi de l’Institut Paris Région.

Réunion organisée par France Nature Environnement Paris à la Ferme Suzanne à Paris

pour recevoir l’Infolettre intégrale chaque mois, écrire à coquelicotsparis@yahoo.com

À l’heure où la Commission européenne a proposé de renouveler pour dix ans l’autorisation d’utilisation du glyphosate dans l’Union européenne, bien que ce renouvellement potentielcomporte évidemment des conséquences inquiétantes pour l’ensemble du vivant,toutes et tous bénévoles, nous voulons nous donner les moyens de persévérer dans notre combat!
Signons la pétition des Verts européens :
Interdire le glyphosate (et protéger notre nature)ICI

Les Coquelicots de Paris ont demandé à Dan Lert de présenter le Plan climat de la Ville de Paris.

Voir la vidéo 

Dan Lert est adjoint à la Maire de Paris en charge de la transition écologique, du plan climat, de l’eau et de l’énergie 

Sur Ulule ici : Votre aide
Grâce à vos dons sur Okpal, nous avons pu éditer et diffuser 10 000 tracts et flyers et 4 000 cartes postales lors de la saison 2022-2023. De nouveau, cette fois sur Ulule, nous comptons sur votre aide pour pouvoir organiser des réunions d’information à propos des pesticides et notre alimentation, tout en continuant à imprimer et diffuser tracts et cartes postales dans toute la France en 2023-2024.
Les Coquelicots de Paris étaient présents le 16 septembre dernier à La Rochelle pour une mobilisation exigeant une véritable transition agricole et un plan de sortie des pesticides de synthèse ! Revivre cette journée en images et en vidéo ici

Pour nous écrire : coquelicotsparis@yahoo.com
Merci pour votre engagement!

Pour recevoir notre Infolettre intégrale chaque mois et pour tout contact : coquelicotsparis@yahoo.com

Cet été, les coquelicots restent mobilisés contre les pesticides ravageurs de nature et de biodiversité! Car à l’heure où des travaux récents effectués par des chercheurs de l’INRAE, en collaboration avec l’université de Bordeaux, montrent qu’un grand nombre de substances de pesticides persistent dans tous les sols sous forme de résidus et à l’heure où l’État français vient d’être condamné par le tribunal administratif de Paris à réparer d’ici un an le « préjudice écologique » lié à l’utilisation massive des pesticides dans l’agriculture, tous et toutes bénévoles, nous voulons nous donner les moyens de persévérer dans notre combat! 

Interview : les objectifs de la Ville de Paris pour une alimentation saine­  

Pour les Coquelicots de Paris, Audrey Pulvar, adjointe à la Maire de Paris, parle alimentation à Paris, bio, circuits courts, Agri-Seine…
et lit un poème de René Char.
Plus d’infos sur le nouveau Plan Alimentation durable de la Ville de Paris, c’est ici : 
https://www.youtube.com/watch?v=VEewzAH5r_0 

Les Coquelicots de Paris étaient au festival Mic’Cité place Clichy le mois dernier
Les Coquelicots de Paris 18 étaient présents au village citoyen du festival, place de Clichy à Paris 
(https://festivalplaceclichy.fr/). Nous partagions notre stand avec Ecoplan 18. Retour en vidéo sur cet évènement  :
https://www.youtube.com/watch?v=AcvvKnqjMco.

Les Coquelicots de Paris contre l’autorisation en Europe des nouveaux OGM !
Signons la 
pétition de Pollinis

« Nous demandons instamment au gouvernement français, et aux eurodéputés français, d’adopter une position 
ferme contre toute tentative de soustraire les nouveaux OGM aux réglementations européennes existantes 
sur les OGM, afin de garantir la sécurité de nos aliments, la préservation de la biodiversité et notre 
liberté de choix. »  
Pollinis :https://www.pollinis.org/

Votre devoir de vacances pour l’été

Faire signer notre Appel à au moins une personne de votre entourage et nous envoyer une photo de coquelicots.
Retrouvez sur Greenvoice l’Appel des Coquelicots de Paris 
https://agir.greenvoice.fr/petitions/appel-pour-l-interdiction-de-tous-les-pesticides-de-synthese

Nous avons besoin de votre aide pour soutenir nos actions : tracts, cartes postales, réunions, manifestations…https://www.okpal.com/edition-de-cartes-postales-anti-pesticides-de-sy/#/

Carte postale à envoyer gratuitement au président